Enquêtes

L’observatoire français du jeu vidéo livre ses premiers résultats

Cette enquête dresse une monographie et un état des lieux détaillés de l’industrie française de la production de jeux vidéo.

Des entreprises de production de jeux vidéo dont le moral est plutôt bon

La plupart des entreprises sont actives dans plusieurs activités du Jeu Vidéo. 84,4 % des entreprises répondantes déclarent avoir une activité de création et de développement. 36,5 % ont une activité d’édition, 13,5 % une activité de distribution et 13,5 % une activité de middleware.

En moyenne, en 2009, chaque entreprise réalise 2,76 M€ de chiffre d’affaires. Elles sont 39,1 % à réaliser un chiffre d’affaires est compris entre 100 000 € et 1 M€ et 33,7 %, un chiffre d’affaires supérieur à 1 M€.

Les entreprises du secteur du jeu vidéo affichent un certain optimisme : les deux tiers d’entre elles prévoient une hausse de leur chiffre d’affaires pour 2010 et 42,7 % estiment que la visibilité à six mois est bonne (dont 15,6 % très bonne). A moyen terme (une à deux années), la visibilité est encore favorable pour 34,4 % des entreprises (dont 6,3 % très bonne).

Des PME aux effectifs durables et en progression malgré le contexte économique défavorable
Les entreprises du secteur du jeu vidéo sont de taille modeste. Au 1er janvier 2010, 55,2 % d’entre elles emploient moins de 10 salariés permanents. Ce taux est toutefois en diminution par rapport aux années antérieures. Plus de 82 % des entreprises travaillent avec des salariés en contrat à durée indéterminée en 2009 (69,8 % en 2008). Le CDI est ainsi largement répandu. En effet, 70,8 % des entreprises consacrent plus de la moitié de leur masse salariale aux CDI en 2009 (59,4 % en 2008). Sur le périmètre des entreprises répondantes, l’effectif permanent moyen, en équivalent temps plein, s’établit à 27 salariés au 1er janvier 2010. Signe de l’optimisme et de la bonne visibilité à court terme du secteur, 81,3 % des entreprises prévoient des recrutements en 2010.

Dans le même temps, nombreuses sont les entreprises à avoir lancé de nouvelles productions en 2009 malgré un contexte économique et structurel défavorable et la moitié d’entre elles prévoit de lancer le développement de nouveaux jeux vidéo en 2010.

Un marché « online » en plein essor
Le marché des jeux en ligne pour PC est en pleine expansion. En 2009, 37,5% des entreprises interrogées déclarent travailler sur ce segment contre 26% en 2008 et les prévisions sur ce segment sont optimistes puisque 41,7% des entreprises devraient développer sur ce segment en 2010.

Le marché des jeux en ligne pour consoles est également en plein essor : Si 9,4% des entreprises développaient sur ce créneau en 2008 comme en 2009, les prévisions s’établissent à 20,8% pour 2010.

L’évolution la plus spectaculaire concerne le marché des jeux vidéo pour téléphones mobiles pour lequel en 2008 seulement 10,4% des entreprises développaient en 2008, 25% en 2009 et 40,6% prévoient de développer sur ces plateformes en 2010. Dans le même temps le marché traditionnel offline séduit moins les entreprises françaises car prévoient d’être 34% de moins en 2010 à développer sur ces plateformes par rapport à 2008.

Les éditeurs demeurent des partenaires important du développement en France

55,2 % des entreprises de développement de jeux vidéo travaillent en collaboration avec des éditeurs en 2009. L’autoproduction est privilégiée par 45,8 % des entreprises dans certains cas. La coédition est un modèle économique moins répandu (cité par seulement 29,2 % des entreprises).

Par ailleurs, 37,5 % des sociétés affirment activer des partenariats avec l’étranger pour l’édition ou le développement de leurs jeux vidéo.

La France est un marché privilégié pour la commercialisation des productions françaises pour une grande majorité d’entreprises (83,3 % en 2009). Les Etats-Unis (54,2 % des entreprises en 2009), la Grande-Bretagne (53,1 %) et l’Allemagne (48,9 %) apparaissent également comme des marchés intéressants pour les sociétés françaises du jeu vidéo.

Des aides publiques insuffisantes

Au cours de cette enquête, les entreprises expriment globalement que les aides publiques destinées au jeu vidéo ne sont pas assez adaptées (54,2%) aux réalités du marché et qu’elles ne sont pas suffisantes (55,2%).

A propos du SNJV :
Créé en 2008, dans la continuité de l’Association des Producteurs d’Œuvres Multimédia (APOM), le SYNDICAT NATIONAL DU JEU VIDEO (SNJV) rassemble plus de 120 entreprises de jeux vidéo et de programmes multimédias ludiques ainsi que les institutions et les organisations œuvrant au développement de la filière jeu vidéo en France; Le SNJV est un des membres fondateurs de l’EGDF (European Games Developer Federation).
Pour plus d’informations : www.snjv.org
Téléchargez les résultats complets

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