POINT DE VUE

L’identité numérique

JPMoiraud_identiténumeriqueLe thème de la semaine est l’identité numérique. Un vaste sujet comme à chaque fois dans Itypa. Il revient donc à chacun d’entre nous de traiter le sujet selon sa sensibilité. J’aimerai marier ce sujet avec celui de l’EPA.

Nous avons, au cours de notre vie professionnelle à gérer une grande quantité d’identités numériques selon nos lieux d’exercice (vie professionnelle, vie privée, vie sociale).

 

 

Les identités peuvent être choisies, elles peuvent être aussi imposées. Pendant plusieurs années, j’ai assuré la fonction de Iatice (interlocuteur académique pour les Tice), j’avais régulièrement pour mission de rappeler que l’adresse académique (prénon-nom@ac-lyon.fr) devait être utilisée.

Rappel en pure perte, les enseignants préféraient leur boite personnelle comme si l’identité numérique proposée par l’administration était un poids, une atteinte à une forme de liberté et l’adresse personnelle un gage de liberté.

Je traite peut-être l’identité par le petit bout de la lorgnette mais cet exemple me paraît significatif des enjeux.

Notre vie numérique est multiple, elle réfère à un ensemble d’espaces de notre vie. Sous quelle identité faut-il être épinglé ? Celle qui est professionnelle ou celle qui est choisie ? Faut-il une identité numérique en rapport avec notre état civil ou faut-il faire le choix du pseudo ?

Le choix de ses identités numériques renvoie aux enjeux de notre vie sociale et au cadre juridique qui l’encadre.

Travailler son identité professionnelle c’est représenter son employeur, c’est s’inscrire dans un cadre normé où s’exerce notamment l’obligation de réserve. Il est toujours surprenant de lire dans les profils cette phrase surprenante « Les propos n’engagent que moi« .

L’identité professionnelle, bien au contraire, engage l’auteur en tant que membre d’une structure identifiée, le propos doit être calibré dans un cadre normé.

Le pseudo est une autre solution pour gérer son identité :

Il est la possibilité de s’exprimer sans exposer sa réelle identité. C’est d’ailleurs une histoire ancienne, en témoigne le pseudo de « Jacques Mandrin » utilisé en son temps par des politiques pour publier leur ouvrage, ou bien celui de Caton utilisé en son temps par un personnage célèbre. Le numérique donne un nouvel élan à la place du pseudo car les traces restent que l’on soit célèbre ou pas.

Il est aussi la possibilité de donner une couleur spécifique à son identité selon l’espace que l’on investit. Les mondes virtuels en sont un exemple caractéristique. Il est d’usage d’utiliser un pseudo d’avatar. En ce qui me concerne je suis « John Broadbent » lorsque je travaille dans Second Life pour déployer les cours de simulation.

La personne qui investit les espaces numériques devra envisager sa gestion de ses identités en oscillant entre l’identité réelle, le pseudo de dissimulation volontaire et le pseudo de métaphorisation de son identité.

La multiplication des identités nous amène à nous poser la question de notre identité numérique et de son exposition sur le web. Comment faire pour rendre cohérente la diversité. Et si le portfolio était une partie de la réponse ?

La suite de ce billet dans un second billet et commentaires intéressants ici

 

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