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Le serious game au coeur du « prix Thales Polytech »

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Monsieur VIEU, représentant de THALES et Madame PROUST, Directrice des Relations Entreprises de Polytech ont remis ce prix prestigieux aux sept lauréats de la spécialité Production. Nul doute que le prix signé par le Directeur de THALES AIR SYTEMS, monsieur VIGIER, la présidente du jury madame PROUST et le Directeur de Polytech Orléans monsieur LEGER, leur ouvrira des portes et, faut-il le dire, assurera la promotion du partenariat Thales Polytech Orléans.

Les élèves, sous statut d’apprentis en partenariat avec l’ITII Centre, ont été organisés en équipes concurrentes, chacune sous la direction d’un Team Manager.

« Ils ont, pour la première fois de l’histoire de notre école, défendu et soutenu à huis clos une étude menée durant 19 semaines consécutives devant un panel d’industriels accompagnés du corps enseignants dont la directrice des formations, la conseillère spéciale auprès du directeur de l’école, le responsable qualité de l’école et des représentants de l’université du temps libre« .

Cette étude reconnue sous le nom de « BOUTICK EXPORT+ » est menée sous la forme pédagogique du Sérious Game, conçu, réalisé et animé par monsieur Le Roux Benoît. Le niveau des équipes et la qualité des solutions proposées ont étonnés les membres du jury qui a eu bien du mal à choisir une équipe gagnante. Hélas, il fallait que trois équipes perdent, sans démériter pour autant, pour que l’équipe « STALKER » c’est son nom ( !) soit élue.

La suite des échanges entre les membres du jury et les élèves s’est faite autour du verre de l’amitié. Quoi de plus sympathique que de finir son cursus de formation par un prix et autour d’un verre afin de recevoir un dernier conseil, ou même les fécilitations personnels des membres du Jury ?

C’est aussi le moment pour les enseignants d’être à l’écoute des élèves qui ne manquent pas d’idées pour renforcer le coté ludique mais très sérieux de cette formation. Rappelons que dans un « Serious Game » la simulation est l’exacte réplique d’une réalité, par exemple : les devis que demandent les élèves doivent être de vrais devis industriels, même s’il leur ait difficile de les obtenir à cause de leur statut ; le recrutement ou le licenciement d’une personne doit se faire au regard de la loi, en s’appuyant notamment sur les cours de droit dispensés en spécialité production.

Nous avons demandé à monsieur Le Roux, concepteur de ce « serious game » comment il le définit dans l’école : le « serious game » dans une école d’ingénieur n’est pas celui des entreprises ou des vendeurs de jeux… car il ne bénéfice pas d’outils cosmétiques avancés pour l’animer, c’est sans doute une faiblesse diront certains, mais est-ce bien utile à des élèves en dernière année (niveau master 2) de formation ? Le « serious game » bénéficie, c’est sa force, du savoir de la communauté des enseignants chercheurs de l’école. Il est donc possible de modéliser l’ensemble du scénario dans le cadre du diplôme ingénieur en management de la production tout en laissant nos équipes utiliser les ressources informatiques et les prologiciels de l’école pour résoudre les problèmes posés qui sont autant de défis auxquels sont soumis les élèves.

Un groupe d’entreprises est virtuellement conçu avec ses règles de fonctionnent associées à une architecture fonctionnelle. Nos élèves placés au cœur d’une des filiales du groupe de l’entreprise doivent « réduire de 33% » le coût de revient d’articles de luxe fabriqués dans une autre filiale du groupe, ils sont donc positionnés comme conseillés. Une base de données contient l’ensemble des éléments utiles au jeu (simulation des flux, coûts fixes ou variables, charges directes ou indirectes, relations avec les fournisseurs, modèles de calcul, aléas, missions urgentes, listes et salaires du personnel, etc…).

Un « moteur », innovation 2011-2012, a pour objet de mettre les équipes en concurrence et de valoriser les travaux de chacun. Ce moteur est une unité monétaire le « crédit ». Ils permettent d’acheter les informations de la base de données -parfois mises aux enchères- des conseils, des formations spécifiques, des aides au coaching des équipes. Bref, cette monnaie incite à évaluer l’intérêt d’une mission par rapport aux investissements utiles et au temps passé vis-à-vis du résultat lui-même crédité (en recette cette fois !). Plus précisément, les crédits permettent de propose à la vente des « produits » soit au maitre du jeu, soit aux équipes concurrentes.

Ainsi des modèles, des outils de calculs, des informations achetées, des simulateurs, des plans, des études marketing, des enquêtes, des solutions… sont monétisés. Comme dans le milieu industriel modélisé dans Boutick Export+ les équipes peuvent aussi faire des devis en « crédits » afin d’estimer l’intérêt de conduire une étude. Le nombre de crédits mis en circulation par équipe est le critère d’évaluation du résultat de l’étude. Plutôt que de rester dans un système de notation scolaire, j’ai préféré utiliser les crédits comme monnaie de mesure de la performance des équipes, à l’identique d’une entreprise qui mesurerait son activité à travers son «chiffre d’affaires ».

« Il me paraissait évident que ce « serious game » devait se finir par une présentation afin d’une part de marquer la fin du cursus des élèves de bac + 5 de la spécialité production et d’autre part, de les mettre en condition de défendre un projet, de valider une étude qui les a impliqué environ cinq cents heures cumulées (le chiffre est vrai). En définitive le résultat fut à la hauteur de mes attentes : remarquable » !

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