MANIFESTATIONS

Retour sur le BETT 2012

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Les ressources de plus en plus présentes.

Elles sont soit «brutes», ce sont des éléments que le professeur va pouvoir intégrer à son cours, soit «élaborées» et dans ce cas utilisables directement par l’élève à l’école ou à la maison.

Le support physique disparait pour laisser la place à un espace accessible en permanence pour peu que la personne dispose d’une connexion internet. C’est l’arrivée non pas d’une nouvelle technologie mais d’un nouveau mot «iclouds» , pour qualifier cette technologie.
La nouveauté n’est pas dans l’accès à ces serveurs à distance mais dans la multiplication de ces serveurs et de ces données.

Si la relation aux savoirs se fait de plus en plus sous la forme de jeux, il s’agit alors de ressources élaborées, donc standards avec un traitement de l’erreur tout relatif. L’idée du jeu a pour objectif de motiver l’élève et de l’entrainer dans une aventure sur le chemin de la connaissance. Pour autant s’agit-il vraiment de formations, d’enseignements, de constructions d’un nouveau savoir par confrontation des représentations…

Et puisque nous parlons du traitement des réponses, il faut dire un mot sur l’installation de système d’évaluations via des boitiers ou des tablettes avec des logiciels plus ou moins faciles à utiliser. Dans ce cas le cours n’est pas préétabli, il est construit par l’enseignant et les interactions entre élèves existent. Ces nouveaux outils définitivement plus pédagogiques devraient peu à peu trouver leur place dans la vie des classes.

Il faut noter que ces logiciels se sont simplifiés et permettent la gestion de série de questions de fin de cours mais aussi et ce point est très intéressant de créer des questions «à la volée». Plus la peine de lever la main pour répondre, les élèves cliquent et le professeur sait exactement combien d’élèves sont encore «avec lui».

Le cinéma d’animation possédait un stand l’an dernier, il en possède trois cette année.
Il s’agit en fait d’un visualiseur plus ou moins précis et d’un logiciel permettant de gérer des prises de vues répétées.

Si nous poursuivons sur le côté matériel…

Les TBI sont présents sur tous les stands, c’est devenu une évidence.  Les logiciels s’améliorent, ils sont plus intuitifs. Les différents constructeurs courent après les ressources, possédant tous leurs forums, leur bibliothèque de ressources et leur espace de stockage de scénarios pédagogiques «tout prêt».

Le tactile est arrivé chez tous les constructeurs avec des prix très différents… L’offre de vidéoprojecteurs interactifs devient plus importante. Dans ce cas, il ne faut pas oublier de se poser la question du logiciel. Car finalement la technologie étant maitrisée par tous, le sujet sensible devient l’interface, est-elle adaptée au professeur à l’élève, à l’enseignant ?

Pour finir sur ce sujet des tbi, il faut signaler l’arrivée de constructeurs chinois avec des produits ressemblant étrangement aux produits fabriqués… en Chine. Et parfois des logiciels plus que ressemblant aux logiciels de grands constructeurs.
C’est assez troublant mais cela aura une incidence évidente sur les prix des tbi et sur la volonté des constructeurs de tbi de proposer plus, c’est-à-dire des ressources, des boitiers, etc…

La surface interactive s’élargit et des systèmes permettent de modifier le plan de travail en passant du vertical à la table de travail.

Et la tablette dans tout cela ? De façon surprenante elle est présente sans l’être vraiment.

Un constructeur de tbi l’intègre dans une coque plastique et a développé un logiciel spécifique d’évaluation, d’autres l’associent à leur tbi. En fait la tablette n’étant qu’un support des savoirs, il faudra s’intéresser aux contenus mis à disposition sur un système ou sur un autre. Apple est donc bien en place, Androïd s’installe et Microsoft avec Windows 8 devrait ouvrir la concurrence.

Et le libre dans tout cela ?

Espace Numériques de Travail, Learning Management System… ils sont présents et leur contenu s’adresse non seulement aux écoles mais aussi directement aux familles.
Cela fait longtemps que les murs du savoir, les murs de l’école sont poreux (http://www.infobourg.com/2012/01/24/ecoles-sans-frontieres-ou-presque/) mais cette fois on peut voir des créateurs de ressources proposer des abonnements aux familles uniquement. Il y a un risque certain d’enseignement à domicile.

Pour ce qui est des réseaux sociaux, je laisserai la parole à Bertrand Formet.

«L’axe de réflexion commun est l’utilisation raisonnée de ces médias : plus que les bannir, il s’agit-là d’en faire un outil au service des apprentissages et de permettre aux élèves d’appréhender leur fonctionnement». Je retiendrai la réflexion d’une collègue anglaise : «Si nous devions éduquer aux dangers de l’eau, nous n’en éloignerions pas les élèves jusqu’à 16 ans avant de les jeter dans la rivière. Pour les médias sociaux, je pense que nous devrions adopter la même démarche : accompagner».
Sa citation me plait beaucoup, je la partage volontiers.

Pour finir, je veux dire un mot sur la présence depuis au moins 4 ans d’un espace conséquent réservé aux «Special Educational Needs». Le matériel présenté pourrait surement trouver des clients en France.

Pourquoi un tel succès pour ce salon ?

– L’autonomie des écoles permet aux directeurs de se présenter sur ce salon et d’effectuer des achats directement. Cette possibilité permet à de petits éditeurs qui ont une solution pertinente de trouver des clients qui sont ravis de pouvoir repartir avec leurs nouvelles ressources.
– La langue anglaise constitue un marché de l’édition très supérieure à notre marché francophone. Et pourtant, à l’heure des traductions en ligne, on pourrait tout à fait imaginer que ces contenus entrent dans nos classes. Alors on regrette une présence plus forte des éditeurs français. D’autant que nous n’avons pas à rougir des contenus made in France !

Et puisque les ENT (L.M.S) existent de façon plus importante que chez nous, pourquoi ces éditeurs français n’attaquent-ils pas ce marché de la connaissance ?
Cette grande timidité doit nous inquiéter car si nous ne réagissons pas nous pourrions assister à la situation inverse avec l’arrivée d’ENT de langue anglaise, et espagnole au sein de nos écoles.

Un aperçu du BETT en vidéo : www.bbc.co.uk/news/

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