ACTION PUBLIQUE

Les politiques e-éducatives à mettre en place face aux enjeux de la mobilité et de l’ouverture


Introduction par Jean Pierre Quignaux– Assemblée des Départements de France et présentation des intervenants de la table ronde :

Augustin Bonrepaux, président du Conseil Général de l’Ariège, Nicole Belloubet – Vice présidente du Conseil Régional Midi-Pyrénées, Anne Marie Gros Rectorat de l’Académie de Toulouse, Claudio Cimelli CTICE de l’Académie de Créteil «région» à l’honneur Ludovia 2011, Patrick Mpondo Dicka Président du Colloque Scientifique Ludovia 2011, Albert-Claude Benhamou Délégué Interministériel à l’éducation en Afrique et Gilles Braun DGESCO Ministère de l’éducation nationale.

Parole à  A. Bonrepaux :

Il s’interroge : Comment les collectivités locales vont pouvoir poursuivre leurs politiques éducatives et d’innovation dans le contexte économique actuel aussi difficile et les restrictions budgétaires annoncées?

Une seule réponse : les Collectivités locales vont mal ! La réflexion engagée aujourd’hui avec le développement du numérique est encore viable? Elle est encore envisageable? Cette réflexion dépasse-t-elle la réalité actuelle?

Il évoque le cas d’un collège public où on a refusé des élèves  car trop plein dans les classes. Il s’interroge sur des mesures comme la suppression de l’école le  samedi matin.

Il s’interroge sur la devise française de l’égalité : certains départements cumulent tous les problèmes économiques et sociaux. Il y a de vrais contrastes entre les départements. Il explique que l’Ariège ne peut pas se permettre des grosses dépenses matérielles.

Parole à Nicole Belloubet :

les collectivités territoriales vont mal. Les  restrictions budgétaires sont importantes ont une incidence directe sur les budgets alloués à l’éducation. Elle note tout de même que l’envie d’innover n’est pas perdue pour autant.

Elle présente l’opération ordilib, www.ludovia.com/news-605

Parole à Claudio Cimelli

Il pose un constat à propos de l’équipement : les  élèves hyper motivés, les nouveaux outils très faciles en prise en main. Le problème de la sauvegarde est abordé : quel accès à la bibliothèque  en ligne très riche mais il est difficile de discerner le bon du moins bon.

Il aborde le problème de la sauvegarde: quelle sauvegarde dans le cloud et comment gérer les problèmes de connexion à l’ENT ?

Mise en perspective : doit-on envisager la différenciation pédagogique grâce à ces nouveaux outils ? L’enseignant deviendrait il plus animateur amenant l’élève à être acteur. Se pose ici le problème de l’espace classe: à redéfinir?

Se pose aussi la question d’une couverture wifi intelligente et celle de la mobilité de la classe.

JP Quignaux demande si on en est à ce point de maturité dans les usages tant ce tableau des usages et des problématiques numériques de l’académie de Créteil lui semblent idylliques !

Parole à A. M. Gros

Présentation  de l’ENT de l’académie de Toulouse et du bilan. La connexion encore largement insuffisante: malgré une augmentation de 54%, les usages et taux de connexion aux ENT restent très insuffisants.

Place des smartphones : comment intégrer ces outils ?

La réponse est-elle dans l’individualisation?

Elle espère la baisse du prix des tablettes. Qui prend en charge le coût?

Question du Wifi sécurisé et totalement couvert. Quid du principe de précaution ?

1ère Question / boitier de vote (des boîtiers de vote sont mis à la disposition du public, par le partenaire Promethean, afin de rendre la Table Ronde interactive) :
les établissements scolaires sont parmi les établissements publics connectées au très haut débit. Doivent-ils devenir à cette occasion des lieux de ressources numériques ouverts au public?

Parole à Patrick Mpondo Dicka

Le problème de financement évoqué est visible aussi à l’université. Un système de prêt d’ordinateurs a été mis en place dans l’université de Toulouse pour les étudiants les plus défavorisés.

L’étudiant vit avec son portable : c’est «une extension de moi» = l’usage éducatif est toujours plus contraignant que l’usage personnel. Faire reculer la frontière du personnel pour gagner de l’usage pédagogique dans l’outil.

Il aborde le problème des discriminations sociales et culturelles : Ce sont encore les élèves les plus formés qui encore une fois sont les plus favorisés !

Parole à Albert-Claude Benhamou

La technologie ne changera pas tout le processus éducatif. Ce n’est pas avec une prothèse qu’on progresse : il faut créer le contexte éducatif, à travers les nouveaux outils, entrainer de nouveaux contextes ! Il faut créer l’envie comme le mur interactif et des écosystèmes de partage solidaire. L’ ENT ne permet pas une maison commune.

Il annonce qu’il ne faut pas se plaindre en riche: l’installation d’une classe numérique en Afrique coûte 1000 euros et contre 10 000 euros en France. En Afrique, les classes sont de 100 à 150 élèves.
Il faut réfléchir au «low cost high-tech»

Parole à Gilles Braun

Il constate la rapidité du changement du matériel  en classe.

Rappel : le Collège de Montmorillon a fourni dès  991 un portable pour chaque élève.

Parole à Nicole Belloubet

On ne va pas assez vite. Urgence dans la révolution de l’école.

Qu’attend-on des enseignants face à ces nouveaux outils? Urgence de la formation des maîtres !

Question de Mario Asselin : les politiques font ils partie du problème ou de la solution ?

Question du public : Et si on réorganisait les moyens?

Enorme budget mais quid de l’utilisation?

Réponse de Nicole Belloubet qui n’est pas d’accord. Le rapport Argent de l’Etat/Collectivités territoriales n’est pas simpliste et manichéen. «Nous ne raisonnons qu’en termes de moyens. Il n’y a pas trop d’argent pour  l’Education Nationale. Beaucoup de moyens mais très mal répartis = le problème de l’entretien du matériel est une question fondamentale dans le budget».

Le débat s’est conclu sur l’ouverture de l’école, des enseignants et des élèves aux réseaux sociaux.

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