ACTION PUBLIQUE

Plan numérique à l’école, Luc Chatel propose d’ouvrir l’école au numérique

Luc Chatel a présenté les cinq objectifs principaux du plan de développement des usages du numérique à l’école : faciliter l’accès à des ressources numériques de qualité, former et accompagner les enseignants dans les établissements scolaires, généraliser les services numériques et les espaces numériques de travail, réaffirmer le partenariat avec les collectivités locales et former les élèves à l’usage des technologies de l’information et de la communication.

Pour promouvoir l’utilisation des ressources numériques pédagogiques innovantes, le ministère, selon Luc Chatel, mettra en place un portail de référencement des ressources pédagogiques, de l’édition publique et privée. Ce portail permettra aux équipes pédagogiques de découvrir les ressources les plus pertinentes pour ses besoins. Ce portail proposera non eulement des ressources « publiques » mais également des ressources d’éditeurs privés. Cette annonce a été apprécié par les éditeurs privés présents lors de l’annonce du ministre de l’éducation.

Un chèque ressources numériques pour accroitre l’utilisation des ressources pédagogiques par les établissements

Afin de développer les usages et éviter les contraintes budgétaires, le ministre propose une solution innovante déjà utilisée chez les jeunes pour leur ocnsommation de musique numérique. Ainsi, les établissements et écoles retenus dans le cadre de l’appel à projets seront dotés d’un «chèque ressources numériques», leur permettant d’acquérir des ressources numériques pédagogiques, complément indispensable de l’équipement et des services numériques.

«L’accompagnement des enseignants et leur formation est un facteur clé de succès» précise Luc Chatel. Dans chaque établissement, sur la base du volontariat, un professeur responsable du numérique pédagogique sera désigné, afin de conseiller le chef d’établissement dans définition et la mise en œuvre de la politique numérique et dans l’identification des besoins de formation de ses collègues et leur réalisation. Ce plan de formation au plus près de l’établissement sera complémentaire des formations académiques aux usages du numérique et aux formations en ligne.

Les retours que nous en avons eu auprès d’enseignants présents au salon EDUCATICE, montre que l’idée est excellente du moment où par exemple ce n’est pas obligatoirement «le prof de technologie» qui sera choisi pour occuper cette fonction. D’autres questionnements s’imposent sur le premier degré et la place des animateurs TICE déployés dans les inspections académiques, qui comme on le sait sont reconnus pour leur action en terme d’accompagnement des usages et des enseignants dans leur intégration des technologies numérique…Le plan numérique ne propose rien de précis sur ce sujet, mais peut être qu’il sera l’occasion d’instituer officiellement ce type de poste dans l’Education Nationale.

Persuadé de l’intérêt d’ouvrir l’École vers l’extérieur, le ministère a enclenché la généralisation du cahier de textes numérique depuis la rentrée 2010. Ce service numérique permet aux enseignants, élèves et parents de suivre la progression pédagogique de sa classe. Plus largement, le ministère, en partenariat avec les collectivités territoriales, réaffirme l’objectif de généraliser les Espaces numériques de travail, véritables bouquets de services de la communauté éducative sur l’ensemble du territoire.

Une convention de partenariat avec les collectivités locales pour définir les engagements de chacun

Le partage des compétences entre l’État et les collectivités dans le domaine éducatif rend d’autant plus nécessaire le travail de coordination nationale et locale. Le ministère a souhaité refonder les relations avec les associations d’élus, et le numérique éducatif a été l’objet des premières discussions. Une convention de partenariat, permettant de clarifier les responsabilités, sera signée avec l’assemblée des départements de France (ADF) le 9 décembre, le travail avec l’association des régions de France (ARF) est déjà largement engagé pour aboutir à un dispositif similaire.

En cohérence avec ces conventions et en réponse à un appel à projets lancé début 2011, les académies transmettront une proposition globale de développement du numérique, en partenariat avec les collectivités locales. Les projets retenus, qui couvriront l’ensemble de la France en 3 ans, recevront un soutien complémentaire pour accélérer leur mise en œuvre, notamment par le chèque « ressources numériques ».

«L’éducation nationale ne peut pas faire tout toute seule !»

Luc Chatel rappel l’effort qui a été fournit jusqu’alors par les collectivités locales, grace à leur intervention le taux d’équipement est de un ordinateur pour trois élèves. Même si le ministre annonce que cette nouvelle convention va pouvoir préciser le rôle et les enagements des collectivités dans certains cas, rien n’est réglé en matière de maintenance des matériels, l’engagement reste essentiellement sur les niveaux d’investissements pour accompagner les politiques des académies et non sur la maintenance des équipements…

Pour accompagner les élèves dans leur appropriation de la société numérique, l’éducation nationale doit former les citoyens numériques de demain, en transmettant les valeurs civiques dans la société de l’information. Au-delà de la formation technique, le Brevet informatique et internet, qui valide les compétences numériques acquises par les élèves, accordera dès la rentrée 2011 plus d’importance à l’apprentissage de l’usage responsable de l’Internet. Les équipes pédagogiques et les élèves pourront s’appuyer dès le début 2011 sur un portail de ressources pédagogiques sur ce thème.

Pour finir, Luc Chatel a obtenu une ligne budgétaire dans le cadre du grand emprunt pour lancer début 2011, un appel à projet pour imaginer la chaine de production des ressources numériques de demain, elle devrait associer la recherche, les pédagogues et les industriels.

«la vraie réponse du poids du cartable ne serait-elle pas la généralisation du cartable numérique ? » questionne Luc Chatel, avant de finir son allocution par un «Bienvenue dans l’école du XXIème siècle !»

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