Catégorie : MANIFESTATIONS

  • Jouer ou apprendre, faut-il choisir ? Sciences et jeux sont-ils compatibles ?

    Jouer ou apprendre, faut-il choisir ? Sciences et jeux sont-ils compatibles ?

    Chamonixevenementjeux_260413Bruno Faidutti, auteur de plus de 60 jeux, tels que « Citadelles » ou « Novembre rouge », Cédric Gueyraud, directeur du centre de formation aux métiers du jeu et du jouet (FM2J), Nicolas Gaume, président du syndicat national du jeu vidéo, ou André Giordan, chercheur réputé pour ses recherches sur l’apprentissage et bien d’autres.

    Au programme : des échanges, des débats, des réflexions, des sessions accélératrices de projets, un grand jeu de rôle autour du développement durable (« L’empire des hyperplaneurs »), un salon de présentation de jeux et projets ouvert à tous…

    Découvrez l’ensemble du programme interactif des 32es Journées internationales de l’éducation et de la médiation scientifiques (JIES) à l’adresse suivante : www.jies2013.sched.org.

    Inscrivez-vous sans tarder sur : www.jies-chamonix.org.
    Salon des jeux et projets en accès libre le jeudi 23 mai au Centre des congrès de Chamonix.

  • 1er Sommet francophone sur les usages de l’iPad en éducation au Québec

    1er Sommet francophone sur les usages de l’iPad en éducation au Québec

    SommetiPad
    Ce Sommet sur l’iPad réunira différents intervenants d’établissements scolaires du Québec (des chercheurs, des conseillers pédagogiques, des enseignants, des directions et des professionnels) qui partageront leurs recherches et leurs pratiques d’utilisation de l’iPad à l’école. Ce Sommet sera aussi l’occasion de présenter en grande primeur les résultats d’une des plus importantes enquêtes jamais réalisées sur l’usage de l’iPad à l’école où quelque 6000 élèves et 300 enseignants ont été interrogés.

    Depuis son apparition en 2010, l’iPad semble avoir suscité un engouement sans précédent dans les écoles primaires et secondaires.
    Au Québec, ils sont actuellement 5000 élèves à utiliser de façon quotidienne l’iPad en classe et ils seront 15 000 l’an prochain. De telles expériences sont aussi en place dans des milliers d’écoles à travers le monde, comme en Corrèze (France) où près de 10 000 élèves utilisent l’iPad.

    Pourquoi ce Sommet sur les usages de l’iPad en éducation? Pourquoi ne cibler que l’iPad et non les autres tablettes tactiles?

    Pour nous, il est d’abord important de rappeler que ce ne sont ni les technologies ni l’iPad qui favoriseront la motivation ou la réussite des jeunes : ce sont les usages qui en seront faits, tant par les enseignants que par les élèves.

    En fait, il ne faut pas oublier que l’iPad n’a sa place à l’école que s’il participe à l’atteinte de la mission de l’école : instruire, socialiser, qualifier. L’iPad peut-il devenir un agent de changement à l’école? Cet outil technologique peut-il venir à la rescousse d’un système d’éducation québécois à bout de souffle qui affiche des taux de décrochage record tant au niveau canadien qu’au niveau des pays de l’OCDE?

    Lors de ce Sommet, nous tenterons de montrer à la fois que l’iPad à l’école est une prise de risque nécessaire, mais que son arrivée ne se fait pas sans heurts. Ce Sommet n’a aucunement la prétention de répondre à l’ensemble de questions que se posent les acteurs scolaires au sujet de l’iPad à l’école.

    Néanmoins, il vise à apporter un éclairage, tant scientifique que pratique, pour que tous les acteurs de l’éducation (enseignants, élèves, parents, directeurs d’école, conseillers pédagogiques et autres) en fassent un usage éclairé et réfléchi en lien avec la mission de l’école.

    Plus d’infos :
    consultez le site sommetipad.ca

    A suivre, un compte-rendu d’évènement et des discussions, prochainement sur ludovia.com

  • Journée « apprendre avec le numérique » à Brest

    Journée « apprendre avec le numérique » à Brest

    Brestevenement_100413Michel Briand, adjoint au maire de Brest et membre du conseil national du numérique a ouvert la journée en rappelant les valeurs de la collaboration et de l’ouverture qui permettront de démultiplier les initiatives déjà présentes en Bretagne. Ambitions confirmées par la représentante de la région et du rectorat.

    Venaient ensuite des conférences sur des thématiques effectivement développées par les établissements du supérieur, en liaison avec les lycées  : l’importance de développer une politique rationnelle et ambitieuse pour aborder ce bouleversement qu’est le numérique par Bernard Stiegler, une meilleure compréhension des publics par Pascal Plantard, une réflexion sur l’efficacité pédagogique du numérique par Eric Jamet, la place de la réalité virtuelle et de la simulation dans la formation par Jacques Tisseau, le travail collaboratif et les MOOCs par Jean-Marie Gilliot, et la place des ressources numériques et multimédias par Patrice Roturier.

    Dans la table ronde de clôture, c’est principalement autour de la question de la formation des enseignants qu’ont tourné les débats. Gille Braun, conseiller du ministre de l’éducation nationale, a rappelé la problématique de ces disciplines qui ne sont pas enseignées, mais qui impactent sur l’évolution des autres.

    Il a également indiqué que dès la rentrée les 370 000 professeurs des écoles devraient suivre 9 heures de formation en ligne par an, ce qui constituera un premier MOOC de belle dimension.

    Pascal Olivard, président de l’UBO (Université de Bretagne Occidentale) a tenu à souligner la qualité des compétences regroupées en Bretagne, démontrées par les présentations de la journée, pouvant lui permettre de jouer un rôle particulier au niveau national. Carole Nocera-Picand de l’UeB (université européenne de Bretagne – le PRES breton) a rappelé le rôle fédérateur que peut apporter le campus numérique et que celui-ic allait construire un Teaching Center à Rennes de 750 m² avec un téléamphi.

    Plus d’infos sur cette journée : www.a-brest.net

  • Le festival ARTEC fête ses 20 ans !

    Le festival ARTEC fête ses 20 ans !

    ARTEC_robotique_150413En deux décennies, ARTEC s’est imposé comme le premier rassemblement d’élèves ingénieurs en Europe. La quasi-totalité des écoles d’ingénieurs et universités françaises y sont représentées. Organisé chaque année par la ville de La Ferté-Bernard (72), en partenariat avec l’association Planète Sciences, il rassemble plus de 4.000 participants et 80.000 spectateurs. Cette édition, placée sous le thème de la fête d’anniversaire, connaîtra son record d’affluence avec déjà 240 équipes inscrites.

    Au cœur de l’événement : la Coupe de France de robotique et, cette année encore, la Coupe internationale Eurobot. Étudiants, lycéens, collégiens et élèves de primaire s’apprêtent à vivre des défis ludiques, scientifiques et techniques de robotique amateur, dans une ambiance exaltée et chaleureuse, où toutes les animations culturelles et les entrées aux compétitions sont gratuites !

    Coupe de France de Robotique et Eurobot
    Les 4 000 élèves participants attendent ce moment depuis la rentrée scolaire. Pour chacun d’entre eux, cette Coupe de France est une opportunité formidable de mettre en valeur leur ingéniosité, leur connaissance de la robotique, leur capacité à travailler en équipe et à maîtriser la pression… sous l’œil aguerri de représentants d’entreprises internationales, nationales et locales.

    La finale de la Coupe de France se tiendra le samedi 11 mai, celle de la Coupe Eurobot, qui rassemble les meilleures équipes d’une vingtaine de pays d’Europe et d’autres continents, clôturera en beauté le festival, le dimanche 12 mai. Reconnue par tous les professionnels, ces compétitions de robotique sont un passeport pour le monde du travail.

    Pour cette édition, un thème s’imposait : Happy Birthday ! Les robots, entièrement autonomes, construits par les équipes s’affronteront par manche d’1mn 30 pour déballer leurs cadeaux, souffler les bougies, construire une fontaine à jus de fruits, mettre des cerises sur le gâteau et gonfler les ballons…

    La robotique dès le plus jeune âge
    En début de semaine, les scolaires ouvrent les compétitions de robotique par des défis et des challenges spécifiquement adaptés à leurs connaissances. Pour les lycéens venus de toute la France, les collégiens issus du Grand Ouest et les élèves des classes primaires de la Sarthe, c’est une occasion exceptionnelle d’appréhender la robotique et de développer son imagination en construisant des robots ou des machines à mesurer le temps, dans le cadre d’un projet éducatif encadré.

    Une porte ouverte sur l’art
    Les organisateurs du festival ont toujours souhaité associer les arts et les nouvelles technologies. Expositions artistiques, concerts, spectacle de rue, feu d’artifice, jeux dans toute ville… font d’ARTEC une grande fête populaire, pour laquelle toute la ville se mobilise. Pour cette 20e édition, l’artiste Francis Berthault, à qui l’art doit toute sa place dans le festival, sera mis à l’honneur avec des expositions inédites.

    Le grand concert gratuit en plein air du mercredi soir rassemblera six artistes parmi les plus populaires des années 80 : Lio, Emile et Image, François Feldman, Desireless, Cookie Dingler, Phil Barney !

    Plus d’infos : www.festival-artec.com

  • Avec Twitter en classe, c’est en écrivant que l’on devient lecteur !

    Avec Twitter en classe, c’est en écrivant que l’on devient lecteur !

    twitter classe masson

    Certains réseaux sociaux sont plus engageants que d’autres et ainsi comme pour Facebook, se retrouver à définir quels sont ses amis, est-ce que les élèves peuvent être des amis sur Facebook, la confusion de lange ou de position que cela peut engendrer, refroidit parfois les enseignants ou conduit parfois à une interdiction pure et simple dans les établissements.

    Twitter qui n’est pas un réseau mais un media social est moins impliquant en terme de relations, on suit des personnes à titre d’information, une classe pour suivre ses travaux ou son activité.

    Patrick Arceluz précise que certains retours d’expérience montrent :
    – qu’il faut mieux avoir un compte classe qu’un compte personnel
    – certains comptes peuvent être créés à l’occasion et ensuite supprimés, ce que permet twitter et pas forcément d’autres réseaux sociaux.

    A titre d’information, il existe un site qui répertorie 310 expériences de Tweet en classe, tous niveaux confondus, dont 160 en primaire, 78 en secondaire, 59 en CDI, et 13 dans l’enseignement supérieur.
    (voir: http://twittclasses.posterous.com/pages/twittclasses-au-primaire )

    Présentation du retour d’expérience de Jean-Roch Masson (http://jejoueenclasse.free.fr/elucubrations/) qui a semble, t-il, amélioré sa pédagogie grâce à l’utilisation des média sociaux et du numérique en général.

    A l’origine, il cherchait un outil simple pour faire écrire et réagir ses élèves ; il découvre en parallèle les media et réseaux sociaux sur le web .

    Au début, Twitter n’était qu’en anglais et le site était réservé aux Geeks, donc difficile de l’approcher en classe.

    Rappel et explications pour les non- initiés : on ne peut écrire que 140 caractères, on s’abonne à des comptes qui peuvent en retour s’abonner à votre compte, tout ce qu’on écrit est public ; aspect intéressant qui permet d’apprendre aux enfants à connaitre les limites de ce qu’il écrive, en même temps que leur faire découvrir les principes de la vitalité.

    Twitter est accessible sur tous les support de navigation du web : ordinateur, tablette, Smartphone, etc.

    Le processus d’apprentissage est accessible , on donne du sens à ce qu’on écrit et on crée le besoin de lire ce qu’écrive les autres.

    Contrairement à un Blog, le Tweet est plus réactif , alors qu’obtenir un commentaire sur un Blog est plus long et plus difficile à obtenir.
    Enfin Twitter est amusant comme beaucoup de choses qui touche au numérique.
    Avant d’utiliser Twitter Jean-Roch Masson à créé un Twitter de l’école «bricolé» et cela n’a pas fonctionné du tout ; pourquoi ?
    – pas de destinataire identifié, pas de commentaires,
    – pas de réponse
    – tout ce que propose Twitter n’existe pas !

    Pour découvrir comment utiliser Twitter en classe voir le site de Laurence Juin pionnière sur l’utilisation de Twitter en classe en France

  • Les espaces scolaires, ouverture et limites des technos mobiles

    Les espaces scolaires, ouverture et limites des technos mobiles

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    Un premier témoignage de Olivier Massé IA-IPR de lettres – académie de Bordeaux
    L’expérimentation sur les outils tablettes entamée depuis deux ans était partie sur la création de livres numériques enrichis ; par exemple présenter l’écriture poétique à l’aide d’outils numériques comme une tablette numérique qui permet de collecter sur le terrain, une visite de musée ou site archéologique en utilisant les tablettes et la prise de note avec Evernote pour réaliser un exposé. Cette expérimentation permet en outre de s’affranchir des manuels scolaires ; la production des élèves est réalisée via un article ou une production multimédia (film ou diaporama).

    Nous sommes, avec ces quelques exemples, clairement dans une pédagogie de la situation et/ou du jeu comme le préconisait Montessori entre autres.

    Dans un autre exemple on trouve une expérimentation qui montre que l’on peut construire sur un livre/manuel numérique qui est produit par et pour l’enseignant. A la rentrée, il devrait y avoir à disposition une trentaine de tablettes numériques pour que les élèves puissent consulter le livre numérique ainsi produit à la maison et en classe. Projet présenté par Dominique Maïssa, Principal du collège Raoul Dufy à Nice.

    Les pratiques numériques sont très ancrées dans l’établissement. Le deuxième angle dans l’expérimentions tablettes a été l’ouverture sur les familles avec une utilisation des tablettes par les parents.

    Depuis un an, « nous avons créé 38 groupes de travail avec deux parents délégués de classe  qui sont chargés de remonter des infos via des questionnaires lors des conseils de classe (besoin en transport scolaire, stages en entreprise, etc.)« . La tablette remplace le supra papier dans ce cas là.
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    Hervé Beauvais proviseur au Lycée des Eucalyptus à Nice nous présente deux expérimentations ; la première sur une web TV web Radio et Web Journal, un espace web media qui a été finalement peu consulté et jugé peu intéressant par les professeurs  car en fait il était très difficile de s’y connecter au vu des liens et de l’architecture.

    L’idée a été de modifier la conception et la manière d’y accéder en faisant intervenir la technologie des QRcodes en mettant en place des Totems numériques un peu partout dans l’établissement et à proximité de l’établissement qui renvoient sur du texte enrichi.

    Grâce à cet espace, les lycéens peuvent également produire leur information, et les media traditionnels ont pu également être intégrés en tant que partenaires (Nice Matin , Mediapart, Huffington Post et autres).

    Les questions de droits des usages du numérique est d’autant plus important que les technologies mobiles sont utilisées, c’est ce que nous explique Philippe Gauvin, chef de la division des affaires juridiques au scéren CNDP.

    Ainsi, prendre des photos de ses élèves sans autorisation ne préoccupait pas beaucoup les enseignants il y a quelques années à l’époque ou le numérique n’était pas si développé ; maintenant que les élèves prennent les enseignants en photo avec leur smartphone sans leur demander, et les publient sur Facebook, cette question du droit à l’image intéresse bien plus ces mêmes enseignants !

    De manière plus sérieuse, l’utilisation des images et des oeuvres numériques devient un sujet central dans le cadre d’une utilisation des données personnelles et pédagogiques des élèves.

    Quand il s’agit d’une utilisation au sein de l’ENT, la liberté est assez importante depuis 2012. En 2013 le sujet reste prégnant avec l’apparition des tablettes dans les centres de documentation.

    Le droit n’a jamais devancé les pratiques, en matière numérique il n’en est pas autrement, et les évolutions du droit devront évoluer notamment avec l’évolution des usages du numérique au sein des établissements : parfois interdire ne sert à rien car les utilisations se font de toute manière, ainsi un accompagnement pédagogique est plus utile que d’interdire.
    Georges Roux vice président du Conseil Général ajoute que depuis 10 ans le Conseil Général des Alpes Maritimes est passé de l’informatique au numérique :

    l’informatique procède de l’éprit de géométrie et le numérique de l’esprit de finesse.

    Le plan multimédia sur le département a pu avec l’éducation nationale réaliser un véritable plan ayant un impact sur les usages dans les établissements, notre démarche a toujours été itérative et empirique. La relation avec le CRDP et l’éducation nationale nous a permis de ne pas faire trop d’erreur notamment dans notre volonté initiale de production de ressources numériques.

    Si on peu tirer un enseignement c’est que les expérimentations du bas vers le haut ou « Bottom Up » est très performante. Le seul chiffre à rappeler de sur ce que cela a pu couté : 10 millions d’euros, dont 3,5 millions d’euros pour les videoprojecteurs.

    La situation de crise nous permet d’être ainsi plus intelligente. Pour l’avenir les postes PC fixes vont terre à diminuer et nous allons certainement déployer plus d’équipements mobiles comme les tablettes.

  • L’école en mouvement grâce aux technologies mobiles ?

    L’école en mouvement grâce aux technologies mobiles ?

    ecritech4 conf 1Sur l’académie de Nice, comme le précise Claire Lovisi, Rectrice de l’académie et Chancelière des Universités, la réflexion s’accompagne par une expérimentation sur l’utilisation des tablettes en classe : 100 tablettes pour une expérimentation accompagnée par le CRDP avec une base de données de plus de 600 ouvrages et ressources numériques disponibles pour ce type de matériel.

    Les observations de terrains montrent comment les élèves s’approprient les outils. Au delà des tablettes, les outils de type Smartphones permettent de découvrir notamment l’intérêt des QRCodes qui facilitent l’accès via des totems numériques à tout un tas d’informations pour «faire parler la rue».

    L’ Académie de Nice travaille également avec des sociétés technologiques via une expérimentation sur l’utilisation de la 3D en cours.

    Comme pour conclure son propos, Claire Lovisi Rectrice de l’académie de Nice, explique qu’elle est souvent « Bluffée » par le dynamisme et la créativité des enseignants au sein des établissements qui montre la dynamique que ces technologies peuvent apporter aux établissements.

    Par une intervention en vidéo de Jean-Claude Delahaye, DGESCO, nous apprenons que l’ambition du numérique dans l’école est cité plusieurs fois dans la loi de programmation qui a été votée il y a quelques semaines. Cette stratégie 2013-2017 proposée est encourageante pour le développement du  numérique . Dans le projet de loi le « primaire » est bien placé notamment avec une nouvelle articulation école-collège.

    Monsieur Delahaye précise que l’ambition est de remplacer l’apprentissage des fondamentaux dans les apprentissages et qu’ il faudra s’attacher à comprendre et bien mesurer l’impact et le potentiel de ces technologies mobiles ou nomades pour faire rentrer pleinement l’école dans cette nouvelle ère du numérique.

    La question de la continuité pédagogique est également posée face à la possibilité de ces technologies mobiles. Toutes ces problématiques sont étudiées avec attention par le ministère qui accompagne une dizaine d’expérimentations autour des tablettes en France et les premiers retours permettent d’identifier des pistes prometteuses :

    – bien conduit, l’usage des tablettes tactiles permet de résoudre bon nombre de problèmes d’élèves en difficultés (motivation, concentration)

    – favoriser l’individualisation des apprentissages et améliorer le passage de l’individuel au collectif en toute fluidité pendant un même cours

    Pour autant, des interrogations et des points de vigilance demeurent ; ainsi il est conseillé par exemple, de mettre ces outils à disposition de l’intention pédagogique et ne pas faire le contraire.

    Toutes ces démarches vont dans le même sens : avoir une école qui évolue avec son temps, mais le temps technologique n’est pas le temps pédagogique.

    « Face à cette volonté des nouvelles générations d’élèves« , précise Jean-Marc Merriaux, Directeur Général du Sceren-CNDP, « nous devons leur permettre de leur fournir les outils qui permettent une individualisation de l’apprentissage, l’apprentissage en situation de mobilité ou à distance, la mobilité permettra de repenser le collectif dans l’éducation« .
    Exemple d’expérimentation dans les TwittClass avec les répétition du matin (date, jour, …), on se rend compte que l’utilisation de ce media social ouvre la classe sur les parents et la logique d’intégration de la notion d’ubiquité qui est plus complexe à prendre en compte dans l’enseignement.

    « Ou je veux, comme je veux, quand je veux » nouvel ordre de l’élève d’aujourd’hui :  Jean-Marc Merriaux Directeur Général du Sceren-CNDP.

    Il faut aussi former les élèves à appréhender cette notion d’ubiquité dans leur pratique quotidienne , les questions de la mobilité ouvrent également le champs à des expériences d’apprentissage massifs à distance comme suivre un cours de « l’Université de STANDFORD » depuis Nice.

    Enfin, les producteurs de contenu doivent prendre en compte ce constat technologique lié à la mobilité dans leur production de contenu pédagogique afin qu’elle puisse être utilisée et adaptée en fonction des situations d’apprentissage : en classe, en mobilité, à la maison, ..

    «Une des dernières questions que pose la mobilité, c’est la diffusion de nos ressources et contenus dans tous ces réseaux tout en conservant les règles de propriété intellectuelles et droits d’auteur» conclut jean-Marc Merriaux.

    Catherine Becchetti-Bizot, IGEN, précise enfin la genèse des réflexions et du programme de l’édition 2013 d’ECritech.

    La formation des enseignants est une priorité du Ministre dans le grand projet de Refondation de l’Ecole, la réflexion sur la mobilité et les outils mobiles a débuté lors d’Ecritech3 en 2012 et est poursuivi aujourd’hui pour cette édition sous un angle du développement des usages dans l’école et leurs impact sur l’école elle-même (organisation, pratiques, hiérarchies, …). Elle remet en cause la notion d’école sanctuaire par leur perméabilité.
    Il est vrai que les question pédagogiques mais aussi juridiques, politiques sont posées par ces technologies mobiles.
    Les autres aspects du numérique et des ressources remettent également en cause la notion des compétences et des apprentissages ; contraintes et limites des techno numériques doivent être également mises au programme afin que les élèves puissent savoir naviguer au mieux sur ces nouveaux outils d’information pour qu’ils ne deviennent pas des outils d’aliénations.
    Gilles Braun, conseiller auprès du Ministre de l’éducation pour le numérique, ajoute également que le sujet capital aujourd’hui est la formation des enseignants avec la création des écoles supérieures de professorat et d’éducation qui sont à l’étude :  la question fondamental et l’enjeu sera « qui va former les formateurs au numérique».  150 000 enseignants seront formés cette année au numérique sous différentes formes.
  • Colloque écriTech’4 technologies mobiles / l’école en mouvement ?

    Colloque écriTech’4 technologies mobiles / l’école en mouvement ?

    ecriTechL’ouverture du colloque se fera par Claire Lovisi, Rectrice de l’académie de Nice aura lieu le 11 avril 2013 à partir de 9h00, en présence de Jean-Marc Merriaux, Directeur général du Scérén – CNDP,  Catherine Becchetti-Bizot, Inspecteur général de l’Éducation nationale, Gilles Braun, Conseiller du ministre de l’Éducation nationale pour le numérique.

    Cette matinée se conclura par la conférence inaugurale « L’ère des machines à lire » de Thierry Grillet, Délégué à la diffusion culturelle à la BNF, Maître de conférences à l’IEP Paris.

    Tout au long du colloque, des classes sont invitées à faire la démonstration d’une séance de travail avec des outils mobiles numériques :

    Jeudi 11 avril :
    •    11h30 – 12h00 : Classe invitée venant du Collège de la Bourgade – La Trinité – académie de Nice
    •    13h30 – 14h00 : Classe invitée venant du Collège Sydney Bechet – Antibes – académie de Nice (atelier «le collège numérique» – le 11/04 à 15h55 – amphi 4)

    Vendredi 12 avril :
    •    10h30 – 11h00 : Classe invitée venant du Lycée Bonaparte Toulon – académie de Nice (atelier «Lecture sur tablette numérique : une activité démultipliée» – le 12/04 à 15h35 – amphi 5)

    13h30 – 14h00 : Classe invitée venant du Lycée Estienne d’Orves – Nice – académie de Nice (atelier «Ressources culturelles, outils nomades et interventions d’artistes» – le 12/04 à 15h35 – amphi 6)

    L’après-midi ouvrira sur un premier module : Les espaces scolaires, ouverture et limites – Comment l’utilisation des objets numériques mobiles modifie-t-elle l’organisation, le temps et les espaces scolaires ?

    La table ronde de 17h00 aborde traditionnellement une question intéressant un plus large public, notamment les parents d’élève. Cette année, Alain Thillay, Chef du bureau des usages numériques et des ressources pédagogiques – DGESCO, animera une table ronde sur le thème de l’éducation au numérique avec :
    Marie Derain, Défenseure des enfants – Vice-présidente du Collège droits de l’enfant Dominique Campesato, Proviseur – Lycée Guillaume Apollinaire – académie de Nice – Responsable du bassin Nice-est
    Pascal Lardellier, Professeur des Universités – Université de Bourgogne – Responsable du Master 2 Recherche « Communication et médiations » et Faredj Cherikh, Médecin attaché au service de Psychiatrie – Hôpital de l’Archet – CHU de Nice Jérôme Reynaud, Mutualité Française PACA – Sociologue.

    Plus d’infos :
    COLLOQUE ECRITECH’ 4
    11 & 12 avril 2013
    Au pôle Universitaire Saint Jean d’Angély Université de Nice – Sophia Antipolis pour suivre sur twitter : @ecritech pour en parler : #ecritech4

  • Un book camp jeunesse, jeudi 11 avril à Paris

    Un book camp jeunesse, jeudi 11 avril à Paris

     Bookcamp_jeunesse_090413
    Un après midi sur la création et l’édition numérique jeunesse organisé par la fondatrice de DéclicKids, Nathalie Colombier en partenariat avec Tralalère, Axelle Desaint & Deborah Elalouf, entre autres !

    Un book camp jeunesse ?

    > Pour comprendre
    Le monde s’invente et se réinvente : le numérique bouleverse aussi les repères traditionnels de l’édition et de la création jeunesse, avec de nouvelles formes qui ne se substituent pas, mais s’ajoutent et recomposent le paysage.
    Au-delà du numérique, le tactile et l’étonnante tablette (mobilité, interface immédiatement adaptée) changent de manière cruciale pour les enfants la lecture, la narration, le cognitif.
    Pas beaucoup de certitudes encore, mais quelques points-clés : les enfants s’en emparent (« maîtrise » du tactile à 18 mois contre 3 ans pour le clavier-souris), les écrans sont là (6,3 par foyer).
    La question de l’offre se pose donc sérieusement, mais celle du marché aussi.

    > Pour se comprendre
    100 fois sur le métier tu remettras ton ouvrage : les éditeurs traditionnels, les « nouveaux fabricants » et autres artisans du numérique trouveront dans ce premier book-camp jeunesse un espace d’échanges : quels métiers, quelles compétences à acquérir, quels choix de conception, comment fabriquer ces objets-là ? Comment faire mieux, comment imaginer les contenus de demain, les interactions avec les supports traditionnels et optimiser ce que les outils permettent ?
    Pour faire émerger de nouvelles modalités de partenariats économiques, quoi de mieux que des ateliers d’échanges sur l’évolution des métiers, de la place de chacun avec la perspective que se bâtissent des partenariats, du moins des collaborations effectives à la fin de la journée.

    > Pour agir
    Des échanges naissent des solutions : techniques – celles qui marchent, celles qui sont encore en expérimentation, ou celles qui devraient marcher bientôt -, mais aussi des pistes sur les questions éditoriales, ergonomiques, pour des actions concrètes, et une remobilisation des ressources qui trouveront dans ces échanges une nouvelle dynamique.

    L’esprit Book Camp : c’est coopératif, pragmatique et tourné vers l’avenir !
    Chacun vient avec ce qu’il a compris des mutations de son métier et ses interrogations. La règle d’or, venir avec l’envie de partager avec sincérité son expérience et ses questions pour de nouveaux modes collaboratifs.

    Un dernier point parmi cet ensemble d’arguments convaincants pour vous encourager à suivre l’événement : c’est le premier BookCamp consacré spécifiquement à la jeunesse !

    Oui, mais… qui l’organise  ?

    Une initiative de Nathalie Colombier – fondatrice de Déclickids
    Déclickids est un catalogue en ligne consacré au numérique jeunesse. Il recense et décrit des applications (iPad, iPhone, Android), des livres numériques et des sites web destinés aux enfants.

    Déclickids est un média indépendant en forte croissance, dont l’objectif est de fournir des repères à tous ceux qui souhaitent découvrir et comprendre l’offre numérique jeunesse. Les chroniques s’appuient sur une grille d’analyse éprouvée, qui permet de passer au crible les applications et les sites selon différents critères. Elles s’adressent aux parents, aux enseignants, aux bibliothécaires, mais aussi aux éditeurs, aux développeurs, aux marques, aux fabricants, etc.

    Déclickids est un observatoire privilégié des usages, des tendances et des innovations, dans tous les domaines liés au numérique jeunesse : édition, développement, transmédia, marketing, questions sociétales, etc.

    Déclickids est un projet de Metatext, agence de conseil qui accompagne les porteurs de projets dans le domaine de l’édition et de la médiation numérique (documentaire, encyclopédie, pédagogie, ludo-éducatif) : audit, conseil, accompagnement, spécifications fonctionnelles, organisation de formations, d’événements autour de la médiation numérique (bibliothèques, salons, festival, conférences), édition déléguée et services éditoriaux.

    Déclickids et Metatext sont fondés et dirigés par Nathalie Colombier.

    Nathalie Colombier a dirigé l’équipe française de l’encyclopédie multimédia Encarta dans les années 2000, avant de créer Metatext, puis Déclickids.

    Spécialisée dans l’édition numérique (référence, documentaire, pédagogique, ludo-éducatif), elle s’intéresse notamment à la question de l’organisation des savoirs sur les écrans : enjeux et perspectives, architecture des contenus, design éditorial, médiation numérique, ergonomie des interfaces et ingénierie pédagogique… et préfère y réfléchir avec d’autres : l’idée du Book Camp Jeunesse était née ! Avec l’équipe de Tralalère !

    En partenatiat avec Tralalere, pionnier du multimédia jeunesse et éducatif
    Tralalere produit depuis 2000 des programmes éducatifs plurimedias destinés à transmettre des valeurs, des connaissances et compétences aux jeunes et à leurs médiateurs éducatifs : dessins animés, jeux, serious games, applications mobiles et tablettes, dispositifs interactifs muséographiques, livres numériques enrichis. Elle met également en œuvre des campagnes de sensibilisation auprès des jeunes pour le compte d’acteurs institutionnels et associatifs. Grâce à une équipe pluridisciplinaire comprenant des pionniers du multimédia culturel et éducatif et des experts en communication jeune public, Tralalere réunit un mix entre création de contenu éducatif, IHM adaptée aux enfants, communication et innovation technologique.

    Plus d’infos :
    Jeudi 11 avril 2013 de 14h à 20h
     Au labo de l’Edition
    2, rue Saint-Médard – 75005 Paris – Metro: Place Monge
    www.bookcamp-jeunesse.fr
    Pour suivre l’évènement sur twitter : #bookcampj