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Le numérique pour les apprenants : une approche centrée sur l’envie et le plaisir ?

«Rousseau… et tous les pédagogues de l’Antiquité sont passés par l’idée qu’il fallait apprendre par le jeu et nous continuons à nous dire que l’apprentissage et la douleur doivent être corrélées. Il y a quelque chose d’assez tragique dans cette idée qu’apprendre, c’est souffrir» !

En finir avec la souffrance dans l’apprentissage
Retrouver, dans un premier temps, l’idée de principe de plaisir dans l’apprentissage, en puisant sur les plaisirs favorisés par le numérique: jouer, échanger, faire soi-même. L’apprenant peut lui aussi trouver du plaisir dans le «bricolage», évoqué dans l’épisode 2 ; le numérique est un excellent outil pour une synthèse de cours par exemple.

Donner envie aux apprenants
Il serait déjà nécessaire de donner envie aux apprenants en soignant les interfaces pédagogiques. «L’anti-ergonomie et la mocheté d’un Moodle doivent être bannis» ! Les interfaces doivent être agréables, faciles d’accès, belles et fonctionnelles!

«Embauchons un designer dans les équipes TICE des universités, qui ait en charge de rendre agréable toutes les interfaces de travail, de jouer avec les contraintes de la charte graphique pour produire des interfaces différenciées, et construisons des «beta testing» d’usage des interfaces au moment de leur conception, pour en améliorer la facilité».

En complément du côté agréable de l’interface, la fonctionnalité qu’elle propose est tout aussi importante. A l’heure actuelle, les «usines à gaz» proposées sont trop complexes et ne facilitent pas l’usage.

Encourager le partage entre apprenants
Patrick Mpondo Dicka propose d’ encourager le partage entre étudiants, même ludique ; à ce titre, il faut utiliser des outils agréables, même s’il faut les détourner de leurs usages pour les faire fonctionner dans le cadre institutionnel. Il propose d’élaborer des interfaces «aménageables».

Tout cela devrait améliorer et augmenter les usages. «L’idée est de toujours tourner l’interface de logiciel vers un agrément de l’utilisation».

Et enfin, arrêter de penser que le numérique va remplacer les outils pédagogiques ; il vient en fait comme une composante, c’est un outil complémentaire.

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