[callout]Cet événement, porté et organisé par l’agence Ariège Expansion et le Conseil départemental de l’Ariège depuis douze ans, a pour vocation de rassembler sur la période de prérentrée, les différents représentants de la communauté éducative : chercheurs, enseignants et cadres de l’enseignement, collectivités territoriales à tous les échelons, organismes de l’éducation nationale, parents d’élèves, industriels de la filière etc.[/callout]
C’est cette mixité de public qui se rencontre au sein d’un espace ouvert et tranquille qu’offre Ax-les-Thermes et ses bains thermaux, que les échanges peuvent fructifier et viennent enrichir les réflexions sur le sujet du « changement de l’Ecole avec le numérique ».
Le thème de l’année sera ventilé sur toutes les tables rondes, ateliers et autres présentations afin d’offrir des pistes de réflexion sur les différents terrains de questionnement que sont, par exemple, les investissements publics des collectivités territoriales en matière de numérique, les ressources numériques, les matériels nomades, les ENT ou encore le sujet « phare » : l’éducation aux médias et la culture numérique.
La table ronde inaugurale « Les politiques publiques face aux appropriations et aux détournements dans le numérique éducatif » ouvrira cette édition dès le lundi après-midi afin d’amorcer le débat.
Outre le programme général, l’Université d’été Ludovia c’est aussi :
. un colloque scientifique de renommée internationale avec 35 communications présentées
. un séminaire dédié aux collectivités territoriales présentant plusieurs études de cas concrets à différents échelons de la collectivité.
. un Fabcamp ou « souk numérique » ou le coin des « makers », de ceux qui veulent faire pour être acteurs de leur pédagogie et pas seulement spectateurs. Le mercredi après-midi offrira notamment plusieurs démonstrations de robotique et des séances de codage pour tout niveau.
Enfin, cette nouvelle édition consacrera un programme particulier à la formation des enseignants au numérique, avec des échanges entre institutions de formation et notamment la Haute Ecole Pédagogique du canton de Vaud en Suisse qui sera l’invité d’honneur de Ludovia#12.
Les Twictonautes (enseignants pratiquant la dictée en utilisant comme outil le réseau social Twitter) nous feront le plaisir d’organiser leur séminaire de rentrée à Ludovia ; ils seront aussi présents dans les échanges sur la formation des enseignants sous un format très apprécié des fidèles de l’Université d’été : le BarCamp !
Ludovia hébergera également comme chaque année des évènements associés avec :
. le séminaire de rentrée du labo TECHNÉ de l’université de Poitiers
. le séminaire de rentrée des Twictonautes avec leur « U-Twictée »
. une rencontre inter-universitaires sur l’arrivée des nouveaux espaces d’apprentissages « learning Labs, tiers lieux et autres Fablabs » avec la présence confirmée des universités de Poitiers, Perpignan, Marne-La-Vallée, Toulouse , Lyon 1 et Lyon 3.
Vous hésitez encore à venir ? Pour plus de détails sur le programme, nous vous invitons à consulter nos pages sur www.ludovia.org/2015
Au programme de la matinée, trois classes de niveau différent et un travail sur tablette à chaque heure de cours ; « ce qui nécessite une bonne préparation en amont », souligne Blandine.
Depuis plus de six mois que cette enseignante utilise la solution apiKa, elle note un vrai intérêt pour ses élèves ; il serait presque banal de dire que ses élèves semblent plus motivés, par le matériel certes (le phénomène tablettes !), mais pas seulement.
Moins passifs ou plus actifs pourrait-on dire, les heures de cours sont rythmées par le travail en petits groupes, une différenciation pédagogique bénéfique à chacun.
Une plus grande disponibilité de l’enseignant pour superviser les travaux et accompagner les élèves.
Grâce aux tablettes, Blandine peut séparer la classe en plusieurs groupes. Par exemple, alors que un des groupes se concentre sur de l’expression écrite, les autres élèves se saisissent des tablettes.
« Je peux donc plus facilement me rendre disponible pour les élèves comme les aider à utiliser le dictionnaire par exemple, ce qui n’est pas forcément évident pour des 6ème» souligne t-elle.
Trois fois plus d’activités pédagogiques sur un temps identique.
Blandine rappelle que sur chaque heure de cours, il ne reste véritablement que 45 minutes de travail effectif, ce qui nécessite une vraie organisation si on veut réussir à faire produire les élèves.
« En une heure de temps, ils n’ont pas tous travaillé sur la même chose mais ils auront tous produit quelque chose et c’est ce qu’on attend aujourd’hui des élèves », souligne t-elle.
Pour cette enseignante, l’activité des élèves et non la passivité est la clé de la motivation. Grâce aux tablettes, elle peut atteindre cet objectif.
Ce n’est donc pas uniquement le côté matériel qui crée la motivation mais bien le fait qu’il favorise et encourage de nouveaux usages.
Avec le numérique, chaque élève travaille à son rythme.
Blandine note une vraie différence de travail avec les tablettes, surtout d’un point de vue de la compréhension orale.
« Avant, nous écoutions une séquence audio ou vidéo tous ensemble sur un ordinateur où tout le monde doit comprendre en même temps ; pour ceux qui comprennent tant mieux et pour les autres, ils attendent la réponse… », précise t-elle. Avec les tablettes, elle peut désormais remédier à cette situation et ne laisse aucun élève « à la traîne ».
Comme supports d’exercices, Blandine prépare un texte à trous ou des couplets à remettre dans l’ordre sur une chanson que chacun peut écouter avec son casque sur sa tablette et à son rythme. A la fin de la session, tous les élèves envoient leur travail à l’enseignante via l’application apiKa.
« L’intérêt avec la tablette est qu’ils peuvent réécouter les passages de la chanson comme ils le souhaitent et ils entendent aussi beaucoup mieux, la concentration est meilleure », ajoute t-elle.
Une évaluation plus précise de la progression des élèves.
Le processus qui vise à ce que chaque élève produise demande aussi à l’enseignante une correction et une écoute personnalisées pour chacun. Pour évaluer, Blandine a mis au point une fiche de critères « acquis » ou « non acquis ».
« Je leur rends cette fiche de critères ce qui leur permet de prendre connaissance des éléments qu’ils doivent encore travailler ».
Pour une production écrite des élèves, Blandine corrige directement sur le document sur son ordinateur puis renvoie la correction aux élèves via leur messagerie personnelle sur l’ENT.
C’est donc tout un cercle « numérique » qui s’est mis en place dans les classes de Blandine grâce aux tablettes et même si le papier est toujours là, cette enseignante se plaît à individualiser son enseignement et à se mettre au niveau de chaque élève ; c’est aujourd’hui une réalité.
C’est dans un contexte rural et de mixité sociale qu’évoluent les élèves au collège de Roujan. Un établissement tout neuf puisqu’il a ouvert partiellement en septembre 2014, de la 6ème à la 4ème avec 300 élèves. Fibre optique, câblage et autres outils numériques (salles multimédia, salles équipées en classe techno, classes mobiles en sciences etc) font partie des meubles.
« Le Conseil Départemental et l’académie étaient vraiment en symbiose quand ils ont conçu ce collège ; ils ont voulu en faire un collège numérique », explique Olivier Bedu.
Pour ce principal déjà convaincu par le numérique, il n’a pas été difficile de se lancer sur la voie du numérique en terrain « d’incubation ».
Pour moi, le numérique n’est pas l’outil pour l’outil ; ce qui m’intéresse, c’est lorsqu’il facilite le travail en équipe, lorsqu’il capte l’intérêt des élèves différemment.
La formation des enseignants n’a pas été oubliée « aussi bien pour le tiers des enseignants déjà “numériques“ que pour les autres » et l’implication s’est faite toutes disciplines confondues.
« L’important était que tout le monde puisse s’y retrouver en ayant une philosophie de progression à petits pas ».
La CoCon est donc un incubateur dans lequel on expérimente le numérique mais pas seulement ; pour Olivier Bedu,
l’espace classe peut lui aussi être revisité.
C’est d’ailleurs le cas au collège de Roujan en salle d’éducation musicale où les tables ont disparu ; et en sciences physiques, c’est une disposition en ilots qui va voir le jour à la rentrée, ce qui aura toute sa cohérence « en particulier avec l’arrivée des tablettes numériques ».
Le collège de Roujan fait en effet partie des établissements préfigurateurs qui va voir arriver les tablettes pour les classes de 5ème dès la rentrée de septembre 2015 et pour Olivier Bedu, il faut penser la présence de ces nouveaux outils en amont.
Le collège numérique : une philosophie du changement ?
A priori, pour Olivier Bedu, c’est le cas, « même si on peut parfois heurter l’historique scolaire des parents », souligne t-il. Dans son établissement, il a également décidé de les associer à ces changements en leur expliquant ce qu’est un Collège Numérique « car derrière le mot numérique, on met tout et n’importe quoi ».
Le numérique ouvre des perspectives aux élèves ; il facilite le travail en équipe, le travail décloisonné et transdisciplinaire… Ce sont sur ces quelques points qu’Olivier Bedu s’attarde en guise de conclusion et il oserait même ajouter que le numérique « casserait la routine »…
« Cela fait plusieurs années qu’une équipe d’enseignants de 6ème et CM2 travaillent en collaboration autour de projets de valorisation du patrimoine local », explique Pascale Michels.
La liaison CM2-6ème est aujourd’hui bien établie avec l’aide précieuses des outils numériques.
Autour du puits, qui n’est plus en service aujourd’hui, des vestiges de l’activité d’autrefois et des anciens mineurs qui ont bien voulu témoigné, les élèves de CM2 et de 6ème ont monté leur nouveau projet en animation « stop motion ».
Les déplacements sont aisés et tout se fait à pied dans le village ; et à distance, les élèves peuvent aussi collaborer grâce au numérique ; ils ont, par exemple, partagé un didapages où les CM2 ont commencé un carte interactive et les 6ème l’ont enrichie etc.
D’un point de vue matériel, Pascale Michels souligne que la commune de Gréasque a mis les moyens pour doter l’école d’outils numériques ; quant au collège, le département, notamment avec l’opération ordina13, a toujours investi dans ce sens. L’enseignante ajoute même que depuis cette année, elle dispose de 15 tablettes pour poursuivre ses projets.
UNE PLATEFORME NUMÉRIQUE DE RESSOURCES ET D’ATELIERS CRÉATIFS
Autour de 20 photographes qui nous ouvrent leurs univers, les Rencontres d’Arles proposent une approche simple et ludique de la photographie : interviews, liens, analyses et multiples propositions d’ateliers pratiques à expérimenter et animer.
Pour chaque photographie, plusieurs ateliers pratiques sont proposés au croisement des disciplines : écriture, arts plastiques, pratique photographique, improvisation, lecture…
Grâce au tableau de bord, l’animateur peut préparer et personnaliser ses ateliers ainsi que collectionner les fiches d’atelier pour alimenter des carnets d’éveil des participants.
DONNER À VOIR, APPRENDRE À REGARDER
Accompagner le regard des plus jeunes, donner du sens aux images qui nous entourent, rendre le regard plus autonome, sont des enjeux essentiels aujourd’hui. Il s’agit de donner du temps aux images, à leurs auteurs, être à l’écoute de nos ressentis pour mieux les comprendre, laisser venir puis exprimer la réflexion, mais aussi réinventer sa propre pratique photographique.
Par le plaisir et l’expérience nous mettons ensemble des mots sur des images pour sortir du simple « j’aime/j’aime pas », tendre vers une autonomie du regard, aiguiser son œil de citoyen, se forger un point de vue personnel et le partager avec d’autres.
UN OUTIL DISPONIBLE GRATUITEMENT SUR L’ENSEMBLE DU TERRITOIRE
Le numérique permet une diffusion très large et une mise à jour régulière.
L’inscription gratuite donne la possibilité de rejoindre un dispositif évolutif au fil de la programmation et des expérimentations.
Cette souplesse permet de s’adapter à toutes les structures : établissements scolaires, centres de loisirs, hôpitaux, centres sociaux, transports mais aussi à la maison.
UNE DÉMARCHE D’EXPÉRIMENTATION DE NOUVELLES PRATIQUES EN MATIÈRE D’ÉDUCATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE
L’expérience des Rencontres d’Arles, sa proximité avec les photographes, sa connaissance du jeune public et les nombreuses concertations avec les professionnels de la formation et de l’animation offrent le cadre d’une démarche de recherche action.
Notre premier outil innovant, le jeu Pause-Photo-Prose est déjà utilisé dans 800 établissements scolaires, bibliothèques, centres sociaux et musées.
L’atelier des photographes a été conçu par des professionnels de terrain et testé par 8200 jeunes dans le temps scolaire et celui du loisir.
POUR TOUS LES PUBLICS
L’Atelier des photographes est destiné à tous ceux qui s’interrogent sur le sens des images, connaisseurs ou débutants. La photographie contemporaine est parfois difficile à aborder, expliquer, ressentir et exprimer.
À partir de 6 ans jusqu’à l’âge adulte, en groupe ou individuellement, cet outil peut être utilisé en ligne ou hors ligne, sur papier ou en numérique.
Il s’adresse ainsi aux enseignants, éducateurs, médiateurs culturels, travailleurs sociaux, bibliothécaires désireux d’aborder la lecture d’image pour 30 minutes ou plusieurs séances.
L’EXPERTISE D’UN FESTIVAL À PARTAGER HORS LES MURS
Les Rencontres d’Arles, festival de référence internationale, est le grand rendez‐vous des professionnels de la photographie.
Depuis 48 éditions il propose chaque année 50 expositions pour découvrir les œuvres et les auteurs du monde entier.
L’opération « Une Rentrée en Images » accueille chaque année 320 classes et 700 enseignants de toutes les disciplines.
Des temps de formation professionnelle sont organisés toute l’année pour les acteurs de l’éducation dans le champs scolaire, culturels et des loisirs : stages, séminaire national, formation à la demande pour les collectivités et entreprises.
UN GRAND JEU-CONCOURS NATIONAL Du 1er mai au 21 juin 2015
A l’occasion du lancement de la plateforme, nous organisons un grand jeu-concours national. Des invitations pour le festival Les Rencontres de la photographie ainsi que des boites de jeu Pause-Photo-Prose sont à gagner ! Pour participer, il suffit de réaliser l’un des ateliers proposés par l’atelier des photographes et de nous faire parvenir par mail une photographie de cette réalisation.
Montrer comment l’alliance entre la Pédagogie et les TICE (Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement) permet d’obtenir des résultats innovants et un cocktail tout à fait intéressant en faisant intervenir des binômes technologues/pédagogues.
Les 2 jours du colloque présenteront un panel de retours d’expérience dans des domaines d’apprentissage très variés, issus de l’enseignement supérieur, mais aussi du secondaire et de divers parcours de formation. Ces pratiques seront mises en perspective grâce à aux interventions de chercheurs spécialistes au fil des sessions.
Viaéduc sera lancé à l’occasion des rencontres de l’ORME, organisées depuis 15 ans par le Canopé académique de Marseille, et qui réunissent les professionnels de l’éducation et du numérique éducatif.
A l’instar de réseaux comme Viadeo ou LinkedIn, Viaéduc est un réseau social professionnel en ligne.
Il est différent car dédié aux enseignants, centré sur les problématiques pédagogiques. Il est innovant car en plus des fonctions classiques d’un réseau social (créer son profil, construire un réseau, créer des communautés de travail, commenter, partager, recommander), il facilite l’accès à des ressources éducatives, publiées par les enseignants eux-mêmes et par des éditeurs privés ou publics, et propose des outils collaboratifs, notamment de co-création de contenus.
Le développement de Viaéduc s’inscrit dans un contexte favorable : mutations de l’école, usages croissants des réseaux sociaux, opportunités offertes par le numérique, plan numérique pour l’école du gouvernement. Les objectifs de Viaéduc sont de :
· favoriser la conversation et la relation entre pairs autour de sujets éducatifs ;
· favoriser la transversalité des échanges entre enseignants (entre disciplines, niveaux, académies) ;
· fédérer des communautés de travail et des initiatives d’enseignants ;
· donner accès à des ressources de qualité ;
· promouvoir les méthodes de travail en réseau, afin de stimuler la co-création et le partage.
Viaéduc s’adresse à tous les membres de l’éducation nationale, sur un pied d’égalité. Tous les sujets portant sur l’éducation, ses pratiques, ses métiers, les innovations et initiatives pédagogiques, comme les enjeux sociétaux qui touchent l’école – valeurs de la République et laïcité, éducation prioritaire, égalité fille-garçon… – peuvent faire l’objet de discussions, de communautés de partage et de travail.
Les échanges sur Viaéduc sont libres : les contributions ne sont pas modérées, chacun publie sous sa propre responsabilité.
Ces échanges se font en toute sécurité : les données personnelles et apports de chacun font l’objet d’une absolue confidentialité et ne peuvent être transmises à des tiers. Elles sont hébergées par des partenaires techniques situés en Europe. Dans le contexte du débat actuel sur les réseaux sociaux, Viaéduc se veut éthique, responsable et exemplaire.
Viaéduc est un projet porté par le Groupement d’Intérêt Public « Réseau Professionnel des Enseignants » (GIP RPE), qui réunit sept partenaires publics : Réseau Canopé, CNED, Laboratoire TECHNE de l’Université de Poitiers, et privés : Edition Belin, Les Argonautes, Beechannels, Leancurve.
La phase expérimentale de Viaéduc (2013-2015) a été soutenue par le programme des investissements d’avenir.
Le 20 mai, Viaéduc achève sa période d’expérimentation, les enseignants sont invités à venir découvrir le réseau, à partager, échanger, créer et débattre en toute liberté et en toute sécurité !
[Déjà plus de 6600 inscrits, plus de 5000 ressources indexées, dans le cadre de l’expérimentation]
Textolife, pour conserver la mémoire des instants précieux
Adresser ses vœux de manière virtuelle, souhaiter un anniversaire ou communiquer au quotidien par texto sont devenus des habitudes pour la plupart des Français. Alors que l’écrit avait été abandonné avec l’arrivée du téléphone, les textos ont changé la donne.
C’est pourquoi, après les romans épistolaires, les créatrices de Textolife ont eu l’idée de faire fabriquer des « recueils de textos ».
Des ouvrages imprimés, qui répertorient des échanges de sms, à feuilleter comme on parcourt un album photos ou des lettres soigneusement gardées.
Fous rires, déclaration d’amours, instants de vies entre conjoints, groupe d’amis, ou en famille… tout peut-être désormais retranscrit dans des livres de qualité à ranger dans sa bibliothèque.
« Nous sommes très heureuses de la création de Textolife. Ce concept est né à partir d’un cadeau préparé minutieusement pour chaque membre de notre famille et qui au-delà du nombre d’heures de travail, a créé une magnifique surprise ! Ainsi ma sœur et moi avons tenu à ouvrir ce projet à tous pour que les meilleurs moments de vie ne puissent disparaitre », explique Yasmine Bahri Domon, fondatrice de Textolife.
Comment ça marche ?
Pour faire imprimer un livre, il suffit de télécharger l’application Textolife sur son ordinateur (pour iPhone) ou sur son téléphone (pour Android), sélectionner les conversations à imprimer, personnaliser l’aspect de son livre puis choisir le nombre d’exemplaires désiré.
Le livre est ensuite généré et mis en page automatiquement par Textolife. Il reprend le format des bulles SMS avec toutes les photos jointes. Pour des raisons de confidentialité, Textolife ne prend pas connaissance du contenu des messages : tout le processus de création est automatisé.
A propos de Textolife : Textolife a été imaginé par deux sœurs : Yasmine Bahri Domon et Laura Oberto. Yasmine, l’ainée, a fondé en 2006 une société de Communication Institutionnelle spécialisée dans la promotion du continent Africain : Stratline Communication. En 2014, elle s’est associée à sa jeune sœur Laura pour développer une branche d’activité nouvelle dont le premier pas fut l’aventure Textolife. Laura était alors jeune diplômée de l’ESSCA, Ecole Supérieure des Sciences Commerciales d’Angers.
[callout]L’institut des Parons a été créé en 1964 sous la forme d’une association de parents d’enfants en situation de handicap. Il comprend quatre établissements dont l’IME avec soixante enfants de 6 à 14 ans en section d’enseignement et d’éducation spécialisée et 80 adolescents en Section d’Initiation et de Premières Formations Professionnelles (SIPFP).[/callout]
« A l’intérieur de cet IME, nous hébergeons une école de l’Education Nationale sous contrat simple avec cinq professeurs des écoles », souligne Thierry Pouplier, directeur de l’Institut des Parons.
Le projet de l’association repose sur ce que Thierry Pouplier et ses équipes ont appelé « la pédagogie corporelle », « afin que chacun puisse évoluer à son rythme », précise t-il. Les installations mises en place à l’Institut sont donc en cohérence avec le projet : vastes espaces verts, centre équestre (notamment pour la pratique de l’équithérapie et de l’éthologie), gymnase et piscine chauffée à l’année.
Philosophie de projet autour de l’arrivée de la solution BIC à l’institut des Parons : mutualisation et partage, les deux valeurs de la réussite.
Enseignant de l’Education Nationale en disponibilité, Thierry Pouplier a déjà vécu une longue histoire avec le numérique. Dans ses précédentes missions d’enseignement, il exerçait notamment en tant que « IANTE », aujourd’hui appelé « IATICE » pour la discipline économie-gestion.
« Mon travail consistait à repérer les usages éducatifs avec le numérique sur le terrain pour les faire remonter au niveau local et national, avec la validation des enseignants eux-mêmes ».
C’est donc d’un travail passé autour de la mutualisation et du partage dont Thierry Pouplier peut témoigner ; des valeurs auxquelles notre directeur croit beaucoup.
A son arrivée à l’institut des Parons, il a donc souhaité mettre à profit ses connaissances et ses compétences dans le numérique, persuadé que ces outils pourraient être bénéfiques pour ces publics à besoins particuliers.
« Nous avons commencé par câbler tous les lieux en fibre optique puis nous avons équipé chaque pièce d’un ordinateur ou de plusieurs… Aujourd’hui, nous sommes dans la phase des usages éducatifs ».
En veille informationnelle pour trouver des solutions numériques adaptées à son public, Thierry Pouplier a donc découvert la solution BIC Education lors d’un salon.
Après une étude approfondie en échangeant avec d’autres utilisateurs de la solution ou en parcourant les forums, il décide de se lancer et crée donc une équipe autour de l’utilisation car
si vous mettez un outil à une personne, vous dépendez trop de cette personne et aucune énergie ne ressort puisqu’il n’y a pas non plus de mutualisation. Au final, votre aventure ne dure pas très longtemps.
Des outils qui invitent à la créativité et à la création : deux critères essentiels que doivent remplir les solutions numériques visées par le directeur de l’Institut des Parons.
Thierry Pouplier avait commencé par acheter des tablettes numériques dites « classiques », « qui ont vite montré leurs limites », rapporte t-il. Les contraintes d’actualisation des tablettes notamment et la recherche chronophage de programmes et d’applications, « qui n’ont aucun lien entre elles », n’ont pas convaincu l’équipe.
D’autre part, le manque d’ouverture de ces solutions à la créativité de l’enseignant a été rédhibitoire, « car enlever à un enseignant sa capacité à produire, c’est lui enlever sa liberté pédagogique », souligne Thierry Pouplier.
L’écriture avec le stylet sur l’ardoise BIC : un outil majeur pour un travail de motricité mais aussi de mémorisation.
C’est donc après l’expérience des tablettes que Thierry Pouplier se tourne vers la solution BIC Education qui remplit toutes les exigences évoquées précédemment et dont il décerne un intérêt majeur : le stylet « qui fait le lien entre l’écriture manuscrite papier avec l’intégration du numérique ».
Pour lui, l’écriture touche à la motricité et au-delà ; il part du principe que d’écrire va aussi avoir des répercussions sur la mémoire.
En tout cas, avec la solution BIC, on peut travailler la mémoire visuelle et la mémoire motrice alors que les tablettes standard n’offrent pas cette possibilité.
Il rappelle que les IME, à la différence des structures de l’Education Nationale, n’ont pas de programme officiel à suivre.
Face aux difficultés de mémorisation, de motivation et de concentration des publics accueillis, il est bienvenu que la solution numérique choisie puisse offrir des contenus et des supports et permette l’échange et la mutualisation entre enseignants ou éducateurs qui utilisent aussi la plateforme BIC Connect.
La première phase d’intégration de la solution BIC à l’Institut des Parons démarre dans la partie école avec ses cinq enseignantes qui disposent chacune d’un chariot de vingt ardoises. Encore peu coutumières il y a quelques mois de l’utilisation du numérique dans leur classe, Brigitte Martinelli et Bérengère Fayard témoignent de leurs usages et des bénéfices de la solution après seulement six mois d’utilisation.
En classe, Brigitte Martinelli propose aujourd’hui à ses élèves de 11 à 14 ans d’un niveau scolaire début Cours Préparatoire, une activité de lecture et de langage écrit.
Au démarrage de l’activité, elle s’appuie sur le livre de Ratus sur lequel elle travaille depuis le début d’année et pour lequel tous les personnages sont désormais familiers aux élèves.
« En premier lieu, les élèves doivent décrire oralement ce qu’ils voient sur une image choisie du livre puis dans un second temps, nous utilisons les ardoises numériques pour faire un travail de lecture et de placement d’étiquettes pour compléter des phrases à trous », explique t-elle.
Un apprentissage ludique, plus de concentration et plus longtemps pour un rendu final sans ratures : un ensemble motivant et très valorisant pour les élèves.
En utilisant les ardoises comme supports plutôt qu’une feuille de papier, l’enseignante rend l’activité plus ludique ; d’autre part, elle souligne le besoin de fonctionner par essai-erreur chez ce type de public.
Avec l’ardoise numérique, ils peuvent recommencer autant de fois qu’ils le souhaitent mais à la fin, le travail fini est propre, ce qui est beaucoup plus valorisant pour eux.
Brigitte Martinelli propose toujours un travail collectif à la fin du travail individuel de chacun ardoise, car « pour ces élèves, aller au-delà 20 à 30 minutes de travail c’est assez difficile ; il faut donc changer souvent d’activité ».
Pour cette mise en commun, elle projette au TNI sa version à elle de l’activité, en l’agrémentant d’erreurs, que les élèves se plaisent à corriger. « Pour eux, c’est amusant aussi de voir que la maîtresse peut se tromper ; et cela nous permet de faire une correction tous ensemble », ajoute t-elle.
Elle fait délibérément le choix de ne pas projeter le travail d’un élève au TNI car pour ces enfants qui manquent de confiance en eux et peuvent facilement se bloquer face à l’échec, ce serait un moyen d’être confrontés à d’éventuelles moqueries.
Côté concentration, c’est optimal avec les ardoises numériques car « les élèves n’ont pas les obstacles de l’écrit sur support papier ni ceux qui font appel à la motricité fine pour des activités de découpage et de collage où ils ne sont pas toujours en réussite », souligne Brigitte Martinelli.
Elle se plaît à comparer l’utilisation des ardoises numériques à d’autres supports tels que les ordinateurs ou les tablettes « standard » sur lesquels « il apparaît souvent des parasites au niveau du bruit, du mouvement, des lumières ou des couleurs qui captent l’attention des élèves et leur font perdre assez vite leur concentration ».
Avec les ardoises, pas d’errance et pas d’ennui ; les élèves sont même prêts à recommencer plusieurs fois le travail.
Dans la classe de sa collègue Bérangère Fayard, les élèves ont entre 14 et 17 ans et sont non-lecteurs. En dehors des bénéfices qu’elle partage avec Brigitte, Bérangère elle, met à profit les fonctionnalités sonores proposées par la solution BIC Education avec l’utilisation des casques audio.
« Le fait de travailler chacun avec une ardoise et un casque leur permet de s’isoler individuellement et donc de se concentrer sans parasitage et sans dispersion et d’avoir une autonomie plus accrue pour mener à bien l’activité qui leur est proposée », explique t-elle.
Traces enregistrées ou traces éphémères : un choix en toute liberté mais qui laisse la possibilité de faire le lien avec les parents sur le travail scolaire réalisé et les progrès de leurs enfants.
Les deux enseignantes proposent toutes les deux en fin de travail « scolaire », une session récréative d’écriture ou de dessin sur les ardoises, « un moyen d’expression pour eux » qui est réversible.
En effet, Bérangère Fayard explique que pour certains, il est difficile de laisser une trace ; avec l’ardoise, le jeune peut décider de montrer son dessin pour ensuite l’effacer ; ça reste un contenu éphémère, ce qui est aussi bien adapté à ce type de public.
Thierry Pouplier quant à lui, note un vrai intérêt des « traces » laissés par les élèves en terme de travail scolaire ;
l’arrivée des ardoises numériques en classe peut s’avérer être un excellent outil de lien avec les parents.
L’enseignant a la possibilité de créer un classeur de production pour valoriser le travail de chaque élève ; « ce qui a encore plus son importance dans un IME où le pré-requis d’entrée est la déficience intellectuelle et où les parents peuvent constater la capacité de progression de leur enfant », souligne t-il.
« Nous croyons en nos élèves et cette solution aussi », ajoute-t-il. Ce qui mène Thierry Pouplier à la deuxième phase d’intégration de la solution BIC pour s’en servir dans des ateliers et pourquoi pas en section adultes pour des personnes qui en situation de handicap qui n’ont pas la capacité de travail et pour lesquels « il faut maintenir les acquis ».
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