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Thales et Polytech Orléans la jouent sérieux, ou la pédagogie par le jeu

Le 29 mars prochain, 28 élèves de la spécialité en alternance « management de la production » enseignée à Polytech Orléans, exposeront devant un jury de professionnels…

Le 29 mars prochain, 28 élèves de la spécialité en alternance « management de la production » enseignée à Polytech Orléans, l’école d’ingénieurs de l’université d’Orléans, exposeront devant un jury de professionnels, les conclusions du « THALES-Polytech Challenge Productique 2012 ». Cette journée sera l’ultime épreuve de ce « serious game » commencé mi novembre dans le cadre de leur 5ème année de formation.

En partenariat avec Thales, ce « jeu sérieux », initié en 2008 par Benoit le Roux, Agrégé normalien de Génie mécanique à Polytech Orléans, aura, durant ces 19 semaines, plongé les élèves répartis en 4 équipes concurrentes dans la recherche de solutions d’amélioration et d’optimisation de la production au travers de simulations imposant le recours aux compétences acquises durant leur cursus.

 Pour 2012, le thème du « serious game » est celui d’une entreprise conseil, filiale d’un groupe cherchant à produire sur notre territoire des vases chinois de luxe labélisés Français et selon un système breveté.

 Les quatre équipes d’étudiants se sont vues confier trois missions prioritaires décrites dans le document de cadrage remis en novembre 2011 :

  1. Réduire les coûts de production
  2. Conseiller une unité de production en créant une suite d’outils d’aide
  3. Valider une mission personnalisée différente de celle des équipes concurrentes

Les rôles au sein des équipes ont été répartis en fonction des profils des élèves ingénieurs suite à la rédaction d’un  CV et d’un entretien d’embauche en tous points semblables à la réalité.

A tous les stades, ils devront définir, prouver et mettre en place les outils et logiciels permettant d’atteindre les objectifs tout en assurant le contrôle financier de l’opération. Ils devront donc respecter le cahier des charges des sites de production et aussi les règles régissant le monde réel (durée du travail, salaire horaire, protection des personnes…).

Sans oublier les aléas (vol de véhicule, panne de machine, agents malades…) et opportunités (baisse des coûts de matière première…) que Benoit le Roux, concepteur et maître du jeu, peut intégrer à tout moment.

Cette réalité simulée est l’exacte transposition des problématiques qu’ils seront amenés à rencontrer dans leur vie professionnelle. Les cours qu’ils ont suivis durant les trois années de cursus d’ingénieur étant la ressource nécessaire pour éviter les pièges que recèle cette mise en situation très sérieuse via le document de cadrage. En effet, améliorer une production signifie évaluer avec rigueur les enjeux et les risques mais aussi le champ des possibles, afin d’écarter les pistes incertaines où dont le rapport gain/coût de développement est négatif.

Afin d’accentuer l’immersion, le jeu est monétisé ce qui signifie que les élèves ingénieurs peuvent acheter ou vendre des études de faisabilité, de l’information voire de l’expertise, plutôt que de les traiter eux-mêmes ; des enquêtes, des solutions, des simulations… ou toute autre chose pertinente dans le cadre du problème posé.

 La somme finale accumulée par chaque équipe contribuera, au même titre que d’autres critères comme la réactivité, la pertinence des solutions, des moyens mis en œuvre…, à déterminer l’équipe gagnante.

 Le prix de ce ‘’THALES-Polytech Challenge Productique 2012’’ sera remis après évaluation des équipes en lice par un jury composé de professionnels venant de sociétés comme Thales, JTekt,…dont les problématiques mises en scène sont le lot quotidien.

Pour Thales, partenaire de ce projet, le « serious game » n’est pas une découverte. En effet, l’entreprise y a recours dans son process de recrutement et en a fait un enjeu de sa politique de ressources humaines. En 2008, elle a même profité de l’occasion pour lancer Moonshield, un « serious game » permettant à la fois de découvrir l’entreprise et de mettre en œuvre ses compétences en matière de gestion de l’information critique au travers d’un challenge futuriste.

« SERIOUS GAME » : Une simulation qui révèle esprit d’équipe, créativité et enrichissement mutuel.

Boutick-Mondial + est un groupe international de création, production et de distribution de vases de luxe et grand public dont le siège est situé à NANTES. Notre groupe fait appel à une centrale d’achats (AchatConseil+) basée à Bordeaux qui  gère les commandes et la distribution des vases à nos différents clients à travers le monde. Les vases sont principalement produits par l’Unité Autonome de Production BOUTICK-EXPORT+ basée à ORLEANS. Aujourd’hui, elle désire étendre son marché et accroitre sa marge de production. Pour ce faire, nous avons sollicité TENIBAC-CONSEIL +, afin de bénéficier de leurs compétences et expertises dans les domaines de la production.

 La société Tenibac Conseil + est un cabinet conseil répondant à des appels d’offres en étude et développement. Afin de répondre à une demande de la société Mondial Boutick, Tenibac a décidé de constituer quatre équipes de sept personnes, chacune organisée sous la responsabilité d’un Team Manager. Ces équipes sont en concurrence dans l’attribution de cette offre, où elles doivent constituer un dossier d’étude qui sera soumis au client, lequel choisira l’une d’elles pour accompagner sa mutation. Afin de rendre ces études les plus pertinentes possibles, le cabinet Tenibac a décidé de créer un jeu d’entreprise, permettant de simuler en temps réel la société Mondial Boutick.

 Les 4 équipes en compétition sont départagées via une valorisation par un système de crédits. Visant l’optimisation de Boutick-Export, ces dernières ont proposé, durant 5 mois, des études et outils d’amélioration concernant tous les domaines d’activités d’une entreprise, le tout rythmé par des stress tests et aléas divers. Sur une proposition spontanée ou appel d’offre, les équipes obtiennent des crédits en récompense pour chaque travail rendu. Un barème multicritère (difficulté, réactivité, domaine) définit le nombre de crédits acquis, puis son équivalent en euros. Au final, toutes les équipes présentent leur stratégie devant un jury de professionnels.

Le vainqueur ? L’équipe qui obtient le plus de crédits.

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