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DigiWorlds, nouveau Laboratoire d’Excellence pour l’Université Paris-Saclay

Un projet de recherche et de formation pour rendre les STIC plus accessibles à tous

Au sein de l’université Paris-Saclay et en particulier du Réseau Thématique de Recherche Avancé Digiteo, le Laboratoire d’Excellence DigiWorlds a pour vocation de rassembler ses équipes d’excellence autour du défi que représente le traitement efficace et l’accès sécurisé à des données massives.

DigiWorlds servira en outre de support à un projet ambitieux de formation dans le domaine STIC, de la licence au doctorat, avec pour objectif de rattraper le retard des STIC dans les formations initiales communes, par rapport à leur importance dans la vie privée et professionnelle. Ce projet mettra l’accent sur une formation cohérente des étudiants aux problématiques de recherche et d’innovation.

Dans un spectre plus large, ce projet piloté par Christine Paulin-Mohring (Professeur Université Paris-Sud) s’inscrit au sein de l’Idex, Initiative d’Excellence de l’Université Paris Saclay. DigiWorlds renforcera les liens entre le domaine des STIC et les autres disciplines : mathématiques (problèmes d’optimisation), physique (physique statistique, e-science, architectures bio-inspirées pour les nano-technologies) et biologie (fouille de données). Des liens forts seront développés avec les sciences humaines et sociales pour répondre aux enjeux de la société de l’information.

DigiWorlds au cœur de la révolution numérique

Aussi bien dans le monde de l’entreprise que dans la vie quotidienne, le phénomène de la dématérialisation s’est banalisé : le numérique se substitue aux dispositifs physiques. Aujourd’hui les documents, transactions, transports, expériences scientifiques reposent largement sur l’informatique.

La révolution numérique, l’accès aux données massives et leur analyse, le « Big Data», ouvrent des perspectives sans précédent en termes de diffusion et de production des connaissances, mais aussi en termes de gestion optimale des ressources. Les données numériques se transforment et se transmettent pour un coût dérisoire ; elles sont accessibles pratiquement partout, et quasiment par tous, via des dispositifs matériels légers (smartphones, tablettes par exemple).

Dans ce contexte, DigiWorlds se propose d’aborder des questions fondamentales de modèles et d’algorithmes  mais aussi de travailler sur des applications qui seront largement inter-disciplinaires, en profitant de la diversité des partenariats et de l’interaction avec le pôle de compétitivité Systematic.

Ainsi DigiWorlds s’inscrit face aux trois défis de la révolution numérique :
– la dépendance généralisée au bon fonctionnement des logiciels et systèmes d’Information, qui rend critiques les conséquences des pannes ou des attaques informatiques (paralysie des services, fraude à grande échelle, etc.).
– le défi des Big Data : les masses d’informations ne sont pas directement utiles, il faut les transformer en connaissances utilisables, en tenant compte du contexte et de l’objectif métier (améliorer l’analyse prédictive des besoins, lutter contre les fraudes, par exemple).
– Organisation en réseaux : la taille des problèmes considérés ne s’accommode plus d’une approche centralisée. Le passage à l’échelle du numérique repose sur une architecture distribuée et une conception en réseaux des algorithmes et des données.

«Le labex DigiWorlds signe la reconnaissance par l’ANR de l’importance des Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication dans le paysage scientifique et économique», déclare Christine Paulin-Mohring, Professeur de l’Université Paris-Sud.
«Il permettra de soutenir, à côté de projets interdisciplinaires, une recherche fondamentale dans les domaines clés du logiciel, des données et des communications. Nous associerons cette recherche à un programme de formation ambitieux, pour que les nouvelles générations soient les acteurs et les bénéficiaires d’une révolution numérique qui transforme radicalement nos pratiques quotidiennes».

DigiWorlds regroupe 300 chercheurs et autant de doctorants, répartis sur les sites des 11 établissements membres du Labex :
CEA, CNRS, Ecole Polytechnique, Supélec, Inria et Université Paris-Sud, l’Ecole Centrale Paris, l’ENS Cachan, l’ENSTA ParisTech, l’Institut Télécom, l’Université de Versailles St Quentin

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